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Tout un mois de février en année bissextile, c’est l’équivalent du temps perdu dans les embouteillages au premier semestre 2017. Selon les ministères de la Mobilité (il y en a au fédéral et dans les régions, sans compter les échevinats dans les villes et communes !), les embouteillages routiers de plus de 100 kilomètres ont bloqué les automobilistes pendant 696,4 heures en six mois de temps.

Avec le temps, les choses ne s’améliorent pas : en 2015, on ne dénombrait « que » 25,3 jours d’embouteillages.

Il faut remarquer que les responsables de la mobilité (ou plus exactement de l’immobilisme) font preuve d’un bel acharnement à enfler les causes d’embouteillages. Leur détestation doctrinaire de l’automobile les pousse à multiplier les réductions de bandes de circulation (pour y imposer des pistes cyclables), les travaux d’avant les élections, les sens uniques et autres fadaises génératrices d’embarras de circulation.

Les suppressions de places de parking sont décidées par des élus qui exigent de pouvoir disposer d’un parking réservé à leur seule usage. Bruxelles est actuellement saturée par 19 chantiers lourds (nous n’additionnons pas les petits travaux), responsables d’une ville quasi morte.

Les encombrements dus à l’automobile ne sont pas compensés par une politique de transports en commun. Combien de gares wallonnes abandonnées, combien de lignes d’autobus supprimées, isolant des villages entiers ? À quoi s’ajoutent les fermetures de bureaux de poste, la suppression d’agences de banque. Dans la périphérie de Ciney, il faut compter une journée pour faire un versement d’argent par la Poste, au seul bureau subsistant. Le bus TEC vous y amène et le matin et vous reconduit chez vous, en fin d’après-midi. Avec la voiture, cela prend une heure, au grand maximum. S’il n’y a pas d’embouteillages !

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