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Au soir du premier jour de combat, les Américains comptent 108 morts, 150 blessés, contre 1.500 morts côté japonais.

La bataille de Guadalcanal, qui débute le 7 août 1942 (il y a tout juste 75 ans), est, avec Iwo Jima, Guam et Midway, l’une des grandes batailles que les Américains ont livrées dans le Pacifique contre les Japonais.

Ces derniers ont été sévèrement défaits à Midway en juin 1942, les troupes de l’empereur Hiro-Hito ((裕仁) entendent toujours maîtriser l’océan Pacifique. Ils jettent leur dévolu sur l’île de Guadalcanal et entreprennent, dès juillet 1942, d’y construire un aérodrome, ce qui est une petite prouesse en soi. En effet, Guadalcanal est l’une des douze îles principales de l’archipel des Salomon, qui compte aussi un millier de petites îles. D’une superficie de 5.300 km² (145 km de long pour 40 km de large), Guadalcanal est très inhospitalière, recouverte de jungle, de montagne et de marais. En contrôlant Guadalcanal, les Japonais menacent les voies de communication entre les États-Unis, d’une part, et l’Australie et la Nouvelle-Zélande, d’autre part. L’île est donc stratégique.

Le 7 août 1942, après trois heures de bombardement naval, 13.000 Marines débarquent sur la côte nord de Guadalcanal, à proximité de l’embouchure de la rivière Matanikau. 6.000 autres débarquent sur quelques petites îles voisines afin d’en assurer le contrôle. Face aux 19.000 de la première division de Marines du général Alexander Vandegrift (1887-1973), appuyés par un groupe aéronaval, se tiennent deux divisions d’infanterie et deux brigades de choc du général Harukichi Hyakutake (1888-1947), appuyées par des unités navales. Le débarquement s’effectue sans résistance mais, rapidement, les Japonais se remettent de leur surprise et bombardent les navires de débarquement ainsi que la tête de pont américaine.

Au soir du premier jour de combat, les Américains comptent 108 morts, 150 blessés, contre 1.500 morts côté japonais. Les Marines progressent vers le sud et finissent par s’emparer de l’aérodrome en trente-six heures.

Mais le 8 août, le contre-amiral Franck Fletcher (1885-1973) qui commandait l’appui naval est contraint de quitter le théâtre des opérations : ses réserves de carburant ne sont pas suffisantes et les avions de l’aéronavale ont subi d’importants dommages. Dans le même temps, huit bâtiments japonais, dont cinq croiseurs lourds, commandés par le vice-amiral Gunichi Mikawa (1888-1981), sont détectés en provenance de Rabaul. Le raid éclair nippon permet de couler quatre croiseurs alliés et d’endommager trois autres unités. Les épaves constituent toujours la « baie au fond de ferraille ».

La bataille de Guadalcanal ne se termine que le 9 février 1943, une semaine après une autre bataille terrible : Stalingrad. Hiver pour les uns et tropiques pour les autres. Pour les soldats américains, les conditions de vie sont particulièrement difficiles : il faut à chaque soldat environ 12 litres d’eau par jour ! Il leur faut aussi lutter contre la malaria…

Sur le plan militaire, les États-Unis ne déplorent, en février 1943, que 1.768 morts et la disparition de 29 navires, malgré des erreurs de liaison et de coordination interalliées. Côté japonais, le bilan de cette première confrontation aéroterrestre est plus lourd : 25.000 morts et 38 navires. La voie du Pacifique est libre et les États-Unis vont pouvoir poursuivre leur reconquête.

Source: http://www.bvoltaire.fr/7-aout-1942-bataille-de-guadalcanal-sengage/

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