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Theo Francken vient de frapper un grand coup en ne renouvelant pas le titre de séjour d’un imam d’origine égyptienne. A l’image d’autres de ses coreligionnaires, le personnage semble appartenir à la mouvance radicalisée et ses prédications valent, nous dit-on, le détour ! Il est peut-être temps que la Belgique récupère la mosquée du Cinquantenaire, non-reconnue par l’Etat, financée par l’Arabie saoudite et soustraite abusivement au patrimoine public par le roi Baudouin…

L’imam du Cinquantenaire, que la bien-pensance nous présentera comme une victime du « fasciste Francken », est présent en Belgique depuis… 2004 ! Et aucun ministre de l’Intérieur (Patrick Dewael/OpenVLD ; Annemie Turtelboom/OpenVLD ; Joëlle Milquet/CDH ; Melchior Wathelet/CDH) ou de la Justice (Laurette Onkelinx/PS ; Jo Vandeurzen/CD&V ; Stefaan De Clerck/CD&V ; Maggie De Block/OpenVLD ; Koen Geens/CD&V), entre 2004 et 2017, n’ont marqué beaucoup d’intérêt aux imams radicalisés et radicalisateurs.

Pour quelques imams reconnus, notre pays « accueille » plus de 500 imams, dont le monde politique ne veut rien savoir. Il y a bien eu un imam, à Dison, qui a été expulsé, mais il a été soutenu par des associations qui ont retardé la mise en œuvre de cette expulsion. Deux mosquées ont été fermées, à Verviers et à Molenbeek.

Au passage, rappelons que ces imams non reconnus émargent aux allocations diverses (chômage, insertion (!), allocations familiales, etc) qui leur permettent, dans les cas extrêmes, de distiller la haine de la Belgique auprès de leurs fidèles.

Dans le même ordre d’idée, il faut savoir que la plupart des mosquées ne sont pas reconnues. Au début de 2017, la Sûreté de l’Etat dénombrait aux environs de 270 mosquées non reconnues, aux côtés des mosquées reconnues : 39 en Wallonie, 28 en Flandre, 14 dans les 19 communes bruxelloises. Si on regarde ces chiffres face à ceux de la population globale, cela donne une mosquée pour 71.400 habitants (Bruxelles), une mosquée par 92.300 habitants (Wallonie) et une mosquée par 232.000 habitants (Flandre). C’est donc à Bruxelles que la densité de mosquées est la plus élevée.

C’est aussi à Bruxelles que les mosquées reconnues coûtent le plus cher au contribuable, puisque la reconnaissance d’un établissement islamique ouvre la voie au financement public des imams, à la prise en charge des déficits par les provinces (Wallonie, Flandre) ou la Région (Bruxelles). Ce statut donne aux autorités publiques un droit de regard sur les comptes de la mosquée – ce qui explique pourquoi les mosquées ne se bousculent pas pour être reconnues.

Car la plupart des mosquées non reconnues sont constituées en asbl « culturelles » qui leur permettent de recevoir des dons, et notamment jusqu’à 100.000 euros en provenance de l’étranger.

Alors qu’elle fait régulièrement la « une » des journaux, la mosquée du Cinquantenaire n’est toujours pas reconnue par la Belgique !

En réalité, ce bâtiment fut construit à l’occasion de l’Exposition nationale pour les 50 ans de la Belgique, en 1880. Il s’agissait du « pavillon oriental » où les visiteurs pouvaient admirer un panorama à 360 ° de la ville du Caire, peint par Emile Wauters..

L’édifice fut laissé à l’abandon et, le 13 juin 1969, le roi Baudouin l’offrit au roi Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud, sous la forme d’un bail emphytéotique de 99 ans. Très religieux et sympathisant des courants religieux les plus radicaux, Baudouin Ier fut séduit par le wahhabisme, soit l’islam conservateur de l’Arabie saoudite. Il indiqua expressément que cet arrangement se faisait pour permettre à l’islam de se propager en Belgique. Merci, sire !

En 1978, Baudouin était encore présent, au côté du successeur de Fayçal, à l’inauguration officielle de la mosquée. On fit semblant d’oublier la fresque d’Emile Wauters, qui finit en lambeaux dans des poubelles et chez quelques antiquaires.

En résumé, le bâtiment de la mosquée du Cinquantenaire appartient à l’Etat belge. Ne serait-il pas opportun que nous récupérions notre bien, alors qu’on sait qu’au travers du Centre Islamique et Culturel, installé dans la mosquée, l’Arabie saoudite finance l’islam le plus radical, dont est issue au moins une génération de terroristes ?

A moins qu’il n’y ait de mystérieuses raisons de conflits d’intérêts avec l’Arabie saoudite, on ne comprend pas que le roi Baudouin, si sourcilleux à propos de la place de la religion catholique en Belgique, ait fait ce cadeau (aux frais du contribuable) à un pays où il est interdit de construire la moindre église, ni d’y transporter une Bible, même pour son usage personnel.

Raison de plus pour rendre au « pavillon oriental » son rôle d’attraction touristique et culturelle. Ou, au pire, un rôle d’auto-école, à présent que les femmes d’Arabie saoudite peuvent conduire.

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