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L’EASO, c’est l’European Asylum Support Office (bureau européen de soutien à la migration), situé à La Valette, capitale de l’île de Malte. Ces dernières années, il semble que l’EASO se soit aidée elle-même, en priorité. 

L’ OLAF (Office Européen de Lutte Anti-Fraude) mène en ce moment une enquête à propos de 4.510.402 euros de dépenses que l’EASO ne parvient pas à justifier. Notre vidéo montre le directeur de l’EASO, José Carreira, au temps de sa splendeur.


Il s’agit de 920.561 euros de « frais de voyages », rien qu’en 2016 (!) et de 592.373 euros pour des contrats cadres afférent à des services temporaires (?). A ces sommes respectables s’ajoutent des gratifications : 997.506 euros, en 2014 ; 987.515 euros, en 2015  et 1.012.147 euros, en 2016.

Ces chiffres sont confirmés par la Cour des Comptes européenne et révélé par le quotidien de Rotterdam NRC. Cela fait bien 4.510.402 euros escamotés d’une manière ou d’une autre. Rappelons, comme nous le faisons à chaque occasion, qu’il s’agit d’argent des contribuables européens.

Des fraudes de grande envergure

L’affaire est tellement grave que le parlement européen n’a pas pu cacher le scandale. Il a refusé de donner décharge aux administrateurs de l’EASO pour l’exercice budgétaire 2016.

Tous les doigts accusateurs désignent le patron de l’EASO, José Carreira. il s’est fait débarquer, le 6 juin 2018, sous le prétexte de harcèlement sur son personnel – accusation qu’il nie farouchement. Pas trace de l‘enquête sur les sommes contestées. Seulement une mention de « culture de l’irresponsabilité » que Carreira aurait laissé se développer.

Cela lui permettra de toucher son salaire intégral jusqu’à conclusion des enquêtes de l’OLAF. Quand on sait que le salaire de départ d’un agent temporaire de l’EASO (niveau 1) est de 5.937,01 euros, on ne se fait pas trop de souci pour ce M. Carreira.

Il est remplacé ad interim par Jamil Addou, un avocat français bien comme il faut, muni-diplômé et formé, entre autres, en législations de droits de l’homme, à l’université d’Essex.

Voilà donc une agence « humanitaire », très active en Grèce et en Italie, dans laquelle l’argent des citoyens européens est copieusement dépensé et détourné. Un indice de plus sur la gabegie qu’est l’Union Européenne parlant volontiers de « transparence », prompte à inventer des « fautes » afin d’écarter ses contestataires, mais incapable de surveiller les fraudes de ses propres employés ! 

D.K.

 

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