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L’information est lancée par l’agence russe Sputniknews. Les représentants de Daech et du Front al-Nosra envisageraient de s’allier, a déclaré le vice-Président irakien. Les informations sur ces négociations interviennent au moment où l’armée irakienne piétine depuis six mois face aux terroristes de l’Etat Islamique (Daech) à Mossoul.

Les organisations terroristes Daech et Front al-Nosra, branche de la nébuleuse Al-Qaïda, ont entamé des négociations en vue d’une éventuelle alliance, a déclaré le vice-Président irakien Iyad Allaoui.

L’armée irakienne piétine devant Mossoul depuis six mois…

« Les négociations ont actuellement débuté. […] Il existe une discussion et un dialogue entre les envoyés du numéro un de Daech Abou Bakr al-Baghdadi et ceux du leader d’Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri », a-t-il déclaré dans une interview à l’agence Reuters, se référant à des sources irakiennes et régionales renseignées.

Le responsable irakien n’a toutefois pas précisé de quelle sorte de coopération entre les deux organisations terroristes il pourrait s’agir. Comme le note l’agence, les informations sur une éventuelle coopération entre Daech et Al-Qaïda (dont le Front al-Nosra est une branche) interviennent sur le fond de l’opération de libération de Mossoul.

Lancée le 17 octobre 2016, l’offensive visant à libérer la ville irakienne de Mossoul du joug de l’Etat Islamique n’a pas encore permis aux forces gouvernementales de reprendre le contrôle de tous les quartiers de la ville. À présent, trois quartiers de l’ouest de Mossoul sont encore aux mains de Daech.

Selon les estimations de l’ONU, quelque 500 000 civils sont pris au piège et ne peuvent quitter la ville en raison des combats. Les terroristes, dont le nombre ne dépasserait pas un millier de personnes, utilisent la population civile comme bouclier humain. C’est l’excuse utilisée par l’armée irakienne pour la lenteur de la libération de la ville. L’offensive avait été lancée à la demande d’Obama, dans les dernières semaines de sa présidence, pour donner l’illusion d’une politique ferme dans la région.

C.T.

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