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L’alcool et l’islam ne font pas bon ménage. Pour bannir ce liquide satanique, l’intimidation, la pression sociale et le boycott ont eu raison des restaurateurs et épiciers dans les quartiers musulmans de nos villes : ils ont retiré l’alcool de leurs étagères et de leurs cartes. Phénomène inquiétant ou simple respect du croyant ?

L’islam est en fait une religion toute simple à comprendre et à suivre : « ce que je ne peux pas faire, te sera également interdit, ô impie, chien d’infidèle. Ce qu’il m’est permis de faire, te sera interdit malgré tout.»

Campagne contre l'alcool au Nigeria
Campagne contre l’alcool au Nigeria

Tu ne boiras pas

Ainsi, un musulman ne se contente pas de respecter l’interdit d’alcool, il doit également l’interdire à tous; musulmans ou pas. Nous trouvons l’exemple parfait pour illustrer ceci dans le comportement de l’ayatollah Rouhani, guide suprême de l’Iran.

Pendant sa visite en France, la semaine dernière, monsieur Rouhani exigea l’absence totale de vin sur la table pendant le repas avec son hôte François Hollande. L’interdiction de pas en boire n’est pas suffisante, sa vue elle-même est inacceptable : « Couvrez-moi ce vin que je ne saurais voir. »

L'iranien a - de fait - imposé la sharia à l'Elysée lors de sa visite.
L’iranien Rouhani a – de fait – imposé la sharia à l’Elysée lors de sa visite à Paris. Que ne ferait-on pas pour vendre des Airbus?

Hollande réagit comme tout français qui se respecte : « Pas de vin, pas de repas. » On ne transige pas avec les traditions républicaines. Il n’y eut pas de repas…

Il ne craint, d’ailleurs, pas le ridicule, notre ami enturbanné : il fait toute une histoire diplomatique pour le verre de vin d’autrui, alors que 60 millions de litres d’alcool sont consommés chaque année en Iran. Infraction pourtant punie de coups de fouet…

Nous pouvons en rire, nous moquer de l’hypocrisie de l’Iranien ou nous pouvons réagir comme l’ont fait la plupart des médias : blâmer François Hollande pour son manque d’hospitalité, son ‘égoïsme’ et son refus d’honorer les ‘coutumes’ de son invité.

Ces braves journalistes oublient que Rouhani n’était pas OBLIGE de boire du vin, on ne l’a pas forcé à ingurgiter un grand cru. Hollande a tout simplement refusé de s’interdire de boire SON vin pour plaire à l’islamiste. Ce n’est pas la même chose.

Imposer la sharia, comme a voulu le faire Rouhani, n’est pas le fait unique d’un bouffon excentrique. C’est une tendance qui s’immisce de plus en plus dans notre société laïque et tolérante.

Boycott

Le Ministre-Président bruxellois, Rudi Vervoort (PS), invoqua dans ses vœux à la presse (13/1) un « recul de l’Etat. » Il s’agit d’après Vervoort d’une régression dans nos quartiers, car « Allez trouver un restaurant où l’on sert encore de l’alcool, Chaussée de Haecht, à Schaerbeek. » Si le PS s’en rend compte, c’est que ça saute aux yeux!

Là-bas, peu d’épiceries ou de pizzerias turques vendent encore de l’alcool. Interdiction totale? Pas tout à fait. C’est plutôt la pression sociale, le boycott qui obligent les commerçants à arrêter la vente d’alcool. Des restaurateurs témoignent : « Je le regrette, mais j’ai dû arrêter de vendre de l’alcool pour ne pas devoir fermer boutique. Tous mes clients allaient dans un autre magasin qui ne vendait pas d’alcool. » Un autre raconte ne pas proposer de vin sur son menu, car si les clients le savaient « Ils boycotteraient le restaurant. » Servir de l’alcool ‘salit l’image de l’établissement’ dans ces quartiers…

Alors que les restaurateurs et les épiciers arrêtent peu à peu de vendre de l’alcool sous le poids de la pression sociale, certains font de la résistance. Une pizzeria turque du quartier est la dernière à tenir tête et propose toujours de la bière et du vin sur sa carte, malgré les foudres d’une partie de la communauté musulmane.

Ne pas vendre d’alcool ne dérange pas tous les commerçants; certains en arrêtent la vente par idéal religieux personnel ou ‘par respect pour la clientèle’ à majorité musulmane.

« Le vin m’est interdit, il le sera donc pour tous », telle est la devise du musulman.

L’islam m’aime ?

Pour Vincent Van Hallewijn, échevin schaerbeekois (Ecolo), « Le nombre de débits de boissons n’est sans doute pas le meilleur indicateur de la montée du radicalisme. » Complètement à côté de la plaque, mais qu’espérer d’autre d’Ecolo, occupé à effeuiller des pâquerettes en psalmodiant : « l’Islam m’aime, un peu, beaucoup, pas du tout…»

Le nombre de boissons alcoolisées consommées, n’est pas en soi un indicateur de la montée du radicalisme. C’est la pression sociale et le boycott exercés à l’encontre des ‘contrevenants’ qui révèlent la tentative de mettre en place un état islamique dans notre état de droit.

Après le boycott des magasins, il ne reste plus qu’un pas à franchir avant d’imposer des lois plus radicales encore, comme interdire aux filles de sortir sans voile. Combien de nouvelles zones de non-droit encore, avant de tirer la sonnette d’alarme ?

Avancée militaire

La pression ‘maffieuse’ et le boycott relatifs à la vente d’alcool ne se limitent pas qu’à Bruxelles. En Flandre aussi, il se passe des choses similaires : dans des quartiers paisibles de la banlieue d’Anvers, par exemple, où des commerçants musulmans se plaignent à leurs clients d’être agressés verbalement par d’autres musulmans plus religieux, parce qu’ils vendent de l’alcool.

L’interdiction shariatique de l’alcool se propage comme une marée noire allant jusqu’à polluer… la cantine d’un club de foot. En août 2015, une grande agitation s’empara des supporters du SV Vilvoorde quand le président musulman du club décida d’interdire l’alcool dans la cantine. Fini les chopes entre copains pour fêter la victoire ou noyer la défaite…

« Cette décision n’a rien à voir avec ma religion, » plaida le président Carim Fnine, « c’est pour protéger la jeunesse. », ajouta-t-il sans rire.

L’échevin des sports, Kevin Vincke, dut s’en mêler. Il réagit en attribuant à chacun la liberté de pouvoir choisir ce qu’il voulait boire, une chope faisant partie du choix. 1-0 pour la liberté.

Ces exigences ne sont pas des banalités, de simples coutumes ou rites religieux. Ce sont les tentacules de la sharia qui se déploient lentement, étranglant petit à petit notre liberté et notre démocratie.

Nous pouvons admettre et même comprendre qu’un musulman s’abstienne de boire de l’alcool mais nous lui refusons le droit d’imposer ce choix personnel à autrui et encore moins le droit d’empêcher l’exercice d’un commerce ou toute autre chose que nos lois autorisent. Nous quitterions alors le domaine de la religion librement consentie pour nous plonger dans l’instauration d’une dictature religieuse : la sharia

Laura Schot

 

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