Print Friendly, PDF & Email

Nos confrères de la DH publient, ce vendredi 16 mars, un article parfaitement documenté sur Aldo Mungo, président du groupuscule « Droite citoyenne » (une cinquantaine de membres en 2016 selon son bilan déposé au greffe) et reviennent sur le lourd passé de ce personnage, désormais condamné définitivement par la justice.

Le texte, signé Gilbert Dupont, met fin aux rodomontades de l’escroc annonçant dans son programme la création de 900.000 emplois… alors qu’il est gérant d’une société qui met au travail, dans notre pays, des Roumains et des Polonais à des prix nettement plus bas que les salaires pratiqués officiellement en Belgique ! Mais il n’y a pas que ça…

Vous pouvez lire l’intégralité de l’article en cliquant sur l’aperçu

Traiter quelqu’un d’escroc peut vous amener devant les tribunaux. Il s’agit d’une accusation grave et délictueuse si elle n’est pas basée sur des faits définitivement établis et concrets. Dans le cas de Mungo, ils existent.

Le 26 octobre 2016, la cour d’appel de Bruxelles a condamné Aldo-Michel Mungo à 15 mois de prison (avec sursis) et à 100.000 euros d’amende et de confiscations (une partie avec sursis) pour neuf faits établis d’escroquerie. Excusez du peu ! L’escroc n’a pas hésité à déployer 12 moyens de contestation de cet arrêt devant la Cour de Cassation, qui a rejeté le pourvoi. Les faits sont donc bien établis et le jugement définitif.

MUNGO PRéTEND VOULOIR CRéER 900.000 NOUVEAUX EMPLOIS, ALORS QU’IL CONTRIBUE A CASSER CELUI DE 15.000 TRAVAILLEURS DU SECTEUR DE LA CONSTRUCTION !

La saga judiciaire ne devrait pas en rester là. En effet, la Cour d’appel a interdit à Mungo d’exercer les fonctions d’administrateur et gérant de société pendant 3 ans, « à titre personnel ou par personne interposée ». Or, depuis 2014, le nom de Mungo apparaît au titre de gérant d’une société Parsem (société de personnes à responsabilité limitée), qui a son siège à Woluwe-Saint-Lambert.

Cela a éveillé la colère de la Confédération Construction, qui représente les intérêts de 15.000 travailleurs de ce secteur. Il faudra donc ajouter aux multiples activités, qualifiées d’escroqueries, le dumping social. Quand il ne calomnie pas et ne salit pas la réputation du Président et des membres du Parti Populaire sur les réseaux sociaux, au travers de ses nombreux troll (Georges Orwell, Sophie Peeters), l’escroc fait passer des publicités qui donnent à penser qu’il peut fournir de la main d’oeuvre étrangère à bas prix – au détriment des travailleurs et entrepreneurs belges, respectueux des lois.

Pour sa défense, Mungo reconnaît bien être le gérant de Parsem (alors que cette activité lui a été interdite pendant 3 ans par le tribunal, à compter de l’année 2016. Nous sommes en 2018…) ! Mais selon les dires de ce menteur compulsif, il ne serait que gérant de Parsem, agissant pour le compte de sociétés anglaises et polonaises.

LA COUR D’APPEL L’A CONDAMNé POUR 9 FAITS D’ESCROQUERIE ET A RELEVé SON INCAPACITé à RECONNAÎTRE QUE SES ESCROQUERIES SONT DES FAITS ANORMAUX.

Le plus grotesque dans la défense de Mungo est son affirmation que sa condamnation ne serait intervenue qu’en raison du fait que le juge était à 15 jours de sa mise à l’éméritat ! Escrocs du monde entier, si vous venez vous faire juger en Belgique, renseignez-vous sur l’âge du juge et sur la date de sa pension !

Dans son arrêt, la Cour d’appel de Bruxelles dresse un portrait destructeur du président de « Droite citoyenne » : « comportement culpeux », « ampleur de l’escroquerie »,absence de toute prise de conscience », « faux-fuyants pour se soustraire à ses obligations financières » et sa propension à considérer le modus operandi de l’escroquerie comme « tout à fait normal ».

On ajoutera, ce que l’article de la DH ne dit pas, que cet individu a, à son actif, une dizaine de faillites de sociétés dont il était gérant ou administrateur.

L’escroquerie citoyenne, personne n’y avait pensé avant Aldo-Michel Mungo !

F.M.

Commentaires