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Demain sera la veille du tsunami catastrophique qui, le 11 mars 2011, a dévasté la côte ouest du Japon, causant près de 20 000 morts et disparus et, accessoirement, des dégâts matériels très importants à la centrale nucléaire de Fukushima.

Pourtant il y a fort à parier que demain, les médias ne vous parleront que de la « catastrophe » de Fukushima, oubliant les nombreuses victimes du tsunami. Et que leurs articles ne répéteront que les mensonges colportés par les gourous de l’antinucléarisme…

La vague du tsunami heurtant Fukushima
La vague du tsunami heurtant la centrale nucléaire de Fukushima

Fukushima : des victimes des radiations ?

Contrairement à ce qu’on lit dans les médias, l’accident à la centrale de Fukushima n’a causé que trois victimes certaines : deux travailleurs noyés par le tsunami et, plus tard, un travailleur de 60 ans décédé d’une crise cardiaque.

En ce qui concerne les émissions radioactives, tous les rapports scientifiques sérieux sont unanimes : elles ne provoqueront ni malformations à la naissance, ni d’effets héréditaires. Par contre, ces rapports estiment qu’il pourrait à l’avenir y avoir au maximum quelques dizaines de cancers supplémentaires parmi les travailleurs de la centrale et les habitants des environs.

Mais ce nombre est indiscernable parmi les milliers de cancers qui arrivent naturellement. Et comme ces rapports l’indiquent clairement, c’est en prenant les hypothèses les plus restrictives, de façon à être surs de ne pas sous-estimer le nombre des victimes potentielles. Avec des hypothèses plus réalistes, les radiations ne causeront probablement que quelques cancers… voire même peut-être zéro !

Des évacuations injustifiées et désastreuses

Les conditions de vie dans un des camps ayant recueilli les personnes évacuées, généralement inutilement, de Fukushima
Les conditions de vie dans un des camps ayant recueilli les personnes évacuées, généralement sans bonnes raisons, de Fukushima.

Par contre, les évacuations forcées des zones voisines de la centrale ont eu des conséquences désastreuses. En effet, les conditions précaires de relocalisation et l’angoisse provoquée par la peur irrationnelle des radiations, propagée par les médias, aurait causé plus d’un millier de décès (1704 selon une étude de 2014).

Pourtant, la plupart des zones évacuées n’ont subi que des doses de radiations bien inférieures à la radioactivité naturelle dans certaines régions du globe (comme Ramsar en Iran)… où il n’y a pas plus de cancers qu’ailleurs ! Les évacuations n’ont donc comme seules justifications le fumeux « principe de précaution » et, surtout, la crainte des autorités d’être accusées de négligence par les médias.

C’est donc la désinformation antinucléaire qui est responsable de pratiquement toutes les victimes liées à l’accident de Fukushima !

Et l’environnement ?

Là aussi, les rapports scientifiques sérieux sont unanimes : il y aura tout au plus un impact temporaire sur l’environnement. Il y a bien eu des déversements importants de matières radioactives dans l’océan. Mais cela ne représente qu’environ ½ milliardième de la radioactivité naturellement présente dans le Pacifique… soit l’équivalent d’une goutte d’eau dans une piscine ! C’est aussi à peine plus que la radioactivité naturelle de la production annuelle de bananes… et trois fois moins que la radioactivité naturelle de la population humaine !

Et si certains poissons pêchés près de la centrale avaient une radioactivité supérieure à la norme japonaise (100 becquerels/kg), il faut savoir que celle-ci est plus sévère que la radioactivité naturelle des bananes (130 becquerels/kg) !

Fukushima : une catastrophe ?

Pour TEPCO, propriétaire de la centrale de Fukushima, l'accident a été une catastrophe : le cours de son action a perdu 80% !
Pour TEPCO, propriétaire de la centrale de Fukushima, l’accident a été une catastrophe : le cours de son action a perdu 80% !

Sur le plan matériel et financier, l’accident de Fukushima a bien été une catastrophe. Le coût des évacuations et des travaux de confinement et de démantèlement de la centrale serait énorme : les estimations vont de 88 milliards d’euros (source) à 188 milliards (source)… ce est peu comparé aux autres dégâts causé par le tsunami (300 milliards d’euros). Et le cours de l’action de TEPCO, la compagnie d’électricité propriétaire de la centrale, s’est effondré de 80%.

Mais où Fukushima a véritablement été une catastrophe, c’est sur le plan médiatique. En effet, la plupart des médias n’ont publié que de la désinformation. Ils ont largement ignoré les rapports scientifiques et abondamment répété les propos alarmistes inventés de toutes pièces par les gourous antinucléaires.

Sur le plan du changement climatique, c’est également une catastrophe. En effet, le nucléaire est la seule source d’électricité à répondre aux besoins de la consommation sans émettre de CO2. Or de nombreux pays ont interrompu leur programme nucléaire pour se soumettre à la pression des médias. En particulier, c’est au lendemain de l’accident de Fukushima que Merkel a pris la décision de fermer les centrales allemandes, dans le but de s’adjoindre les votes des verts aux prochaines élections.

Prix Pinocchio pour l’anniversaire de Fukushima

Voir les pitoyables vainqueurs de notre « Prix Pinocchio pour l'anniversaire de Fukushima ».
Voir les pitoyables vainqueurs de notre « Prix Pinocchio pour l’anniversaire de Fukushima ».

Ainsi le tsunami du 11 mars 2011 fut une véritable catastrophe, humaine et économique, pour le Japon. Mais l’accident de Fukushima lui-même n’est qu’une catastrophe économique et financière. Et les victimes de cet accident ont été provoquées par la désinformation.

Nous nos attendons hélas à ce que demain, nos médias bien-pensants persistent et signent. C’est pourquoi Le Peuple a décidé de créer le Prix Pinocchio pour l’anniversaire de Fukushima, qui sera attribué en début de semaine prochaine aux médias ayant publié les mensonges les plus pitoyables. Tout en espérant que, cette fois-ci, les médias basent leurs articles sur la science… et pas sur la désinformation antinucléaire !

J.S.

Pour plus d’informations et pour retrouver les sources scientifiques, lisez nos articles :
Fukushima : réalité et désinformation
Cancers à Fukushima ?
Et si les radiations étaient bonnes pour vous ?

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