Print Friendly

La crise du Fipronil, les œufs contaminés, les élevages de poules désertifiés – le bilan est lourd et fatal pour les éleveurs. On leur a tout pris, et ils attendent d’être indemnisés. Pire : ils ne savent plus quoi faire.

Pendant ce temps, l’Europe, très pépère, discute. Ce jeudi 28 septembre, le commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitisto, réunira les ministres de la Santé, dont Denis Ducarme (MR), accompagné du patron de l’Afsca, Herman Diricks. Après les amabilités échangées entre Ducarme et l’Afsca, ce couple détient une crédibilité qui fera encore passer les Belges pour de doux dingues !

Quand les poulaillers se rempliront-ils à nouveau ?

Pendant ce temps-là de petites entreprises agricoles ont la corde au cou. Ce qui n’est pas le cas en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, où les gouvernements ont pris des mesures d’urgence permettant à leurs éleveurs d’envahir le marché belge. Et pendant ce temps-là, l’Europe discute.

« Comment vais-je rattraper mes pertes de 300.000 euros ? », se plaint cet éleveur de Virelles. Le gouvernement fédéral ne peut intervenir, car il attend l’aval de l’Europe pour venir en aide aux éleveurs sinistrés. Sans cette autorisation des eurocrates, la Belgique pourrait être condamnée à se faire rembourser les aides aux agriculteurs… par les agriculteurs. Au moment de la crise de la vache folle, la facture s’élevait à 6,6 millions d’euros !

Comme les convoyeurs de pigeons, les éleveurs de poules attendent. L’avenir s’annonce très sombre. Et pendant ce temps-là, l’Europe discute. Et elle ne pond que de l’inutile et de la misère.

Commentaires