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19,6 milliards : voilà ce que les conducteurs de véhicules (automobiles, camions…) ont rapporté à l’Etat, en 2017. C’est même 5 % de mieux qu’en 2016 (source : Febiac).

Paradoxe : l’automobiliste est à la fois le citoyen le plus persécuté, le plus culpabilisé, et le plus civique – contrairement aux donneurs de leçons, il ne peut pas frauder.

Comment est alimentée cette manne aux milliards ? Les accises sur les carburants (5,5 milliards, en 2017), qui ne cessent d’augmenter. Les ventes de voitures, en hausse elles aussi, alimentent la TVA. Et une nouveauté : la taxe au kilomètre pour les poids lourds.

Dans aucun autre domaine, la rage taxatoire ne fait autant de dégâts.

Les impôts et taxes sur l’automobile servent à boucher les trous… du budget de l’Etat, pas ceux des routes.

Depuis longtemps la preuve a été faite que les taxes, accises et impôts frappant l’usage d’un véhicule motorisé ne servent pas à entretenir les routes ou à améliorer la fluidité de la circulation.

Les taxes « vertes » sur le diesel ne servent pas à améliorer la qualité de l’air, puisqu’il est prouvé que les moteurs diesel nouvelle génération émettent moins de CO2 que l’essence (voir ici).

L’étranglement de la circulation automobile, mode Ecolo par excellence, ne fait qu’augmenter la pollution par le CO2.

Par ailleurs, les vieilles voitures à moteur diesel, celles qui polluent vraiment partent par bateaux entiers vers l’Afrique, via le port d’Anvers (voir ici l’article). La pollution se déplace, mais ne disparaît pas – elle menace, au contraire, de nous pénaliser, s’il est avéré que la production de CO2 provoque un réchauffement climatique, avec des conséquences météo dans nos régions.

De même les amendes pour excès de vitesse ne font pas diminuer sensiblement le nombre d’accidents de la route et de victimes d’accidents routiers : 51.827 victimes, dont 47.087 blessés légers, 4.103 blessés graves et 637 personnes ayant perdu la vie dans les 30 jours suivant l’accident (voir ici les chiffres complets).

Le coup de colère des automobilistes, ce 17 novembre, est amplement justifié pour ce qui concerne la rage taxatoire. La méthode (blocage des activités) est plus discutable, car il ne touche pas les vrais responsables de la gabegie, mais leurs victimes – les citoyens pressés d’impôts.

D.K.

 

 

 

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