Print Friendly, PDF & Email

Faut-il avoir peur du résultat des élections autrichiennes ? Oui… si on travaille dans un journal subsidié. Car ce résultat va à l’encontre de tous les dogmes défendus par les bien-pensants. Télévisions, radios, presse écrite : ils ont tout faux. À force de mépriser les gens, leurs souffrances quotidiennes et la réalité de la vie, les « journalistes » ont raté la mission qui leur est donnée : persuader le bon peuple qu’il est heureux dans une société mondialisée, multiculturelle, adoratrice de fausses valeurs (euthanasie pour tous, islam imposé comme une religion de paix et d’amour…) et livrée à une caste politicienne bien accrochée au pouvoir. L’Autriche vient de leur donner une gifle magistrale.

Le vieux parti conservateur, ÖVP (Österreichische Volkspartei – parti populaire autrichien), a remporté les élections de ce dimanche 15 octobre. Elles avaient été anticipées, suite au départ de l’ÖVP de la coalition avec les socialistes, qui dirigeait l’Autriche depuis 2007.

Au passage, on se souviendra que l’ÖVP a dirigé le pays avec le FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs – parti de la liberté d’Autriche, dirigé alors par Jörg Haider), entre 2000 et 2007. Cela avait déclenché une énième apoplexie de Louis Michel (MR), qui avait enjoint aux Européens de ne plus passer leurs vacances d’hiver en Autriche ! À peine s’il n’avait pas exigé de bannir Mozart, Mahler et Peter Alexander des salles de concert, d’annuler la diffusion télévisée du concert de Nouvel An, à Vienne, et de cacher les toiles de Klimt dans les musées… Big Loulou, comme l’appellent ses meilleurs ennemis, avait remporté un monumental flop avec cette grotesque éruption de colère, ajoutant ainsi une couche de ridicule à la malheureuse réputation de la Belgique à l’étranger.

« Vieux parti conservateur » régénéré par Sebastian Kurz, 31 ans, enfant prodige de la politique autrichienne. Président des jeunes ÖVP à 23 ans ; secrétaire d’Etat à l’Intégration, à 25 ans ; ministre des Affaires étrangères, à 27 ; chancelier à 31 ans – Emmanuel Macron doit se sentir vieux !

Toute la campagne électorale a été centrée sur la personne de Kurz, qui a truffé l’ÖVP de tous ses fidèles. Dans un pays qui se porte économiquement bien, la question de l’invasion migratoire a pris le dessus. Sebastian Kurz l’a bien senti, lui que l’on peut croiser dans le métro, qui ne refuse aucune conversation impromptue en pleine rue, écoute les doléances de ses électeurs.

Va-t-il s’allier au FPÖ, de Heinz-Christian Strache, qualifié d’extrême droite par la presse subsidiée ? Cette dernière n’a pas apprécié un des slogans de Strache, plébiscité par plus du quart de l’électorat : « Débarrassons-nous de ce gouvernement, avant que les Autrichiens ne disparaissent ». En cause, le flux migratoire. Les électeurs de Sebastian Kurz n’en pensent pas moins.

Vienne a ses Soudanais, ses Syriens, ses Turcs et… son taux de criminalité en hausse. Au pays du Beau Danube bleu, cela tape sur les nerfs des citoyens habitués à une ville proprette, une douceur de vivre et des fêtes, que les musulmans, appuyés par les bien-pensants, veulent faire supprimer.

On dit Heinz-Christian Strache et, sans doute, Sebastian Kurz proches du groupe de Visegrad, cette association de pays de l’est européen (Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie) opposés à l’invasion migratoire prônée par l’Union Européenne.

Ces pays savent de quoi ils parlent : ils ont connu les invasions musulmanes au fil des siècles ! La Hongrie a été occupée et pillée par les Ottomans ; la Bohème et la Moravie (aujourd’hui situées dans la république tchèque) ont dû résister aux coups de boutoir de l’empire ottoman.

Le groupe de Visegrad n’est pas neuf : il date de 1535, quand Pologne, Bohème (actuellement Tchéquie et Slovaquie) et Hongrie ont conclu un pacte pour résister aux Habsbourg d’Autriche) ; symboliquement, les mêmes pays ont voulu marquer, en 1991, leur volonté d’accélérer le processus de… leur intégration dans l’Europe (!). Contrairement à ce que colportent les journalistes aux ordres, le groupe de Visegrad est pro-européen, mais pas pro-bureaucratie européenne.

Malgré le poids de l’Histoire, l’Autriche pourrait se rapprocher de ce groupe – n’oublions pas que Vienne a été assiégée à deux reprises (1529 et 1683) par les armées ottomanes. Les sentiments antimusulmans plongent leurs racines dans l’Histoire – les ignares de la presse subsidiée le sauraient, s’ils n’avaient pas combattu l’enseignement de l’Histoire dans les écoles…

À ce titre, il est ridicule de voir du racisme chez tous les gens qu’effraie la ruée migratoire sur l’Europe. Sebastian Kurz a promis (et déjà amorcé) une politique nettement plus stricte de l’entrée d’illégaux sur le sol autrichien. Il se rapproche du groupe de Visegrad.

Une tendance forte en Europe : même Emmanuel Macron a promis de « durcir les règles » de l’asile en France. Paroles, paroles ?

D’ici là, le Parti Populaire adresse ses cordiales félicitations aux vainqueurs des élections en Autriche.

Commentaires