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Les Pays-Bas ne paieront plus les allocations familiales hors de l’Union Européenne. Qu’attend la Belgique ?

Tous les ans, la Belgique paie les allocations de près de 44.000 enfants à l’étranger. Le plus grand groupe de ces enfants, réels ou fictifs, se trouve au Maghreb et, principalement, au Maroc.

Enfants fictifs, en effet. Une rapide enquête nous apprend que pour l’équivalent de 1.000 euros, une administration locale marocaine vous délivre un certificat de naissance en bonne et due forme, avec la réserve que l’enfant n’existe pas !

Nanti de ce précieux document (pour un habitant du Maroc, mille euros, c’est une somme), le papa de l’enfant qui n’existe pas se présente aux services ad hoc, en Belgique. Un employé du service « population » d’une commune de la région de Charleroi nous confiait : « C’est fou, le nombre de naissances qui nous sont signalées, au retour d’un séjour au Maroc ! »

Tout étranger travaillant en Belgique, et en situation régulière, peur prétendre à des allocations familiales pour ses enfants résidant dans le pays d’origine. Cette mesure coûte à la Belgique une bagatelle de quelque 75 millions par an. « Nous sommes très étonnés par l’augmentation constante des chiffres. A croire que les bénéficiaires de ces allocations ont juré de constituer des familles nombreuses hors de nos frontières »

C’est la conclusion à laquelle sont arrivés nos voisins du Nord. A une époque où les finances de l’Etat prennent des couleurs rouges, il serait temps d’adopter le bon sens néerlandais. Leur décision n’a pas été prise sur un coup de tête : elle résulte de plusieurs mois d’enquêtes, au nez et à la barbe des Marocains, qui ne débordaient pas de bonne volonté pour permettre de dépister les fraudeurs.

Du reste, la même mésaventure attendait les enquêteurs belges, lorsqu’ils voulurent trouver les noms des propriétaires belges et belgo-marocains d’immeubles construits au Maroc. Plus d’un an fut nécessaire pour débusquer les propriétaires au Maroc qui jouissaient d’un appartement social en Belgique.

Ces mesures de bonne gouvernance, mais surtout de bon sens, étaient réclamées depuis des années par le Parti Populaire. Il ne peut que se réjouir qu’elles soient enfin adoptées par le gouvernement fédéral, à l’approche de rendez-vous électoraux.

Les fraudes ne manquent pas. Ainsi, dans le domaine des pensions, on sait que la Belgique continue à verser des sommes considérables pour des « pensionnés », retournés dans leur pays, où ils reposent, six pieds sous terre ! Debout, les morts !

Dans le domaine des fraudes, il reste un énorme travail à accomplir. Ne comptez pas trop sur les partis traditionnels pour y arriver : trop de considérations électoralistes les immobilisent. A vous de choisir un parti qui met en avant le bien-être et l’intérêt du citoyen !

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