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En Roumanie et en Bulgarie, un ouvrier coûte 4 EUR de l’heure, en Belgique, 39,99 EUR. La Belgique est un enfer fiscal, depuis plus de 40 ans, à cause des partis politiques traditionnels , PS – MR – CDH et plus récemment ECOLO, ainsi que leurs pendants flamands, qui n’ont JAMAIS réduit les dépenses de l’état de manière structurelle. Ils n’ont même jamais essayé!

Le secteur de la construction s’effondre en Belgique, grâce à l’Europe et au gouvernement de Charles Michel: libre circulation des travailleurs, payés au salaire de leur pays! Une stupidité!

Et vous êtes étonné que TOUS les chantiers de construction en Belgique, en ce compris les chantiers publics de l’état, des régions, provinces ou des communes, n’emploient QUE des ouvriers, des coffreurs, des techniciens roumains ou bulgares?! Vous êtes étonné que la place Saint-Lambert soit repavée avec de la pierre chinoise, moins chère, même avec le coût du transport? C’est le résultat d’une politique européenne suicidaire, qui tue le secteur belge de la construction ou du transport, pour ne citer que ceux-là…

Après avoir pratiqué avec autant de fierté que d’imbécillité le « deficit spending » pendant des décennies, nos politiciens nous ont hissés au sommet des pays européens avec la Grèce et l’Italie en matière de dette publique et au sommet absolu, selon l’OCDE, confirmée par l’office des statistiques européen EUROSTAT, en matière d’imposition abusive sur les salaires et sur l’épargne.

Comme l’écrivait récemment l’avocat fiscaliste Thierry Afschrift dans Trends – Tendances (24 – 11 – 2016), « en Belgique, les entreprises, les travailleurs et les épargnants, notamment, ne cessent de se plaindre de l’importance excessive des impôts qui n’ont jamais cessé d’augmenter, même avec un ministre des Finances MR pendant 12 ans (Didier Reynders – Ndlr) et un Premier ministre MR aujourd’hui. »

Didier Reynders aura été le pire ministre des Finances de la Belgique. Alors qu’il était aux Finances pendant 12 ans, la fiscalité du citoyen est devenue intolérable. Nous sommes désormais les champions du monde de la fiscalité sur les salaires. Merci au MR!  

Sur les 35 pays membres de l’OCDE, en Europe, Amérique et Océanie, le résultat 2016 est sans appel: Les prélèvements fiscaux et de sécurité sociale, des employeurs et des salariés (moins les avantages versés par la Sécurité sociale) atteignent 54% en moyenne du coût du salaire en Belgique! Nous sommes les champions de la fiscalité abusive de la zone OCDE, et donc les champions du monde du vol des citoyens-contribuables!

Ce chiffre concerne les travailleurs célibataires sans enfant rémunérés au salaire moyen dans leur pays. Derrière la Belgique, on trouve l’Allemagne (49,4 %), la Hongrie (48,2%) et la France (48,1 %). Pour les ménages à un revenu avec deux enfants, la Belgique est aussi mal placée, juste derrière la France (40 %) et la Finlande (39,2 %) et à égalité avec l’Italie.

La Belgique a réduit tès légèrement cette pression fiscale grâce au tax shift du gouvernement de Charles Michel, mais c’est une réduction pour rire, – 1,7%

Cherchez un paveur belge! Ce sera un roumain ou un bulgare. Et les « pierres bleues » ne viennent plus de Soignies, mais de Chine. C’est moins cher… Comment détruire notre économie: demandez à Jean-Claude Juncker et Charles Michel…

L’étude européenne d’Eurostat confirme: le coût horaire de la main-d’œuvre en Belgique est de 39,9 euros de l’heure. Et le coût salarial en Belgique n’a augmenté en 2016 « que » de 0,2% : grande victoire! A partir de 2.000 EUR brut par mois, vous êtes dans les taux d’imposition supérieurs; vous êtes « riche ». Riche à 2.000 EUR BRUT (!) par mois?!

Vous êtes jeune et commencez votre carrière? Parfait! L’état belge va vous piquer 54% de l’argent que vous générez.

Autrement dit, les politiques qui nous dirigent n’ont fait strictement AUCUN effort pour réduire la charge des contribuables. Ce sont des inciviques, tout simplement! Les affaires Publifin et autres montrent à quel point la caste politique pratique la corruption au petit pied, en organisant le financement des partis politiques, en organisant un système électoral avec des seuils qui empêchent l’avènement de nouveaux partis, en faisant rétrocéder aux mandataires une partie de leurs émoluments vers les partis politiques, en volant les citoyens à-travers des impôts confiscatoires, avant de leur prendre une bonne partie de ce qu’ils ont économisé au moment de la transmission de leur bien à leurs enfants, avec les « droits de succession ».

Vous vous rendez compte du sens des termes? On va donner à vos enfants un certain « droit à votre succession »! Au vol!

C’est la « redistribution » chère aux socialistes. Mais le MR est bien plus responsable encore. Didier Reynders aura été le pire ministre des Finances de la Belgique, celui sous le magister duquel l’imposition a dérapé en Belgique. Dans le Manifeste libéral publié à la fin 2016, il y a deux paragraphes (page 73) sur 100 pages qui parlent de la fiscalité.

Le Manifeste des libéraux ne relève A AUCUN MOMENT la réduction globale des impôts comme une priorité. Citons encore Thierry Afschrift: « si le MR évoque timidement une réduction des charges fiscales et sociales qui pèsent sur le travail, c’est pour envisager tout de suite leur compensation par « d’autres sources de financement » ». Lesquelles? Le précompte mobilier sur les intérêts de vos économies de pensionné, si vous avez réussi à en faire, des économies!? On est passé de rien à 15% à 25% et maintenant à 30% (depuis le 1 janvier 2016). Pourquoi ne pas tout prendre, Monsieur Michel?

Aujourd’hui, tous les secteurs crient au secours. Le secteur horeca vit une hécatombe de restaurants, qui ferment devant l’impossibilité de travailler de manière rentable, à cause du coût salarial (pas du salaire-poche des employés, aussi exploités que leurs patrons).

Il faut un électro-choc, un engagement d’un futur gouvernement fédéral, avec les Régions, de placer la réduction de la fiscalité comme premier objectif, en le mettant comme premier point de toute réunion ministérielle, en nettoyant les structures de l’état au karcher, en s’engageant sur des objectifs chiffrés annuels de l’ordre de 5% l’an sur une législature.

Ce ne sont pas les chômeurs les responsables, ce ne sont même pas les migrants sans qualifications qui débarquent ici et trouvent la porte grande ouverte; ce sont les politiques qui nous gouvernent, et traitent ceux qui les critiquent de « populistes ». La voie de l’électro-choc, c’est le referendum d’initiative populaire, proposé avec insistance par le Parti Populaire, mais la région wallonne a pris soin d’indiquer par exemple qu’une telle « consultation » ne pourra jamais traiter de questions fiscales… On n’est jamais trop prudent avec ces cons de contribuables, hein Magnette!

L.R.

 

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