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Notre pays a de l’avenir, défendons-le !

Dans une époque où le politique et la polémique s’attaquent à l’étude Pisa (le thermomètre) en lieu et place de l’échec scolaire (la fièvre), le roman national de notre pays s’efface peu à peu. Être belge ne signifie plus grand-chose, ne serait-ce le port ostentatoire et momentané d’un drapeau arborant la publicité brassicole lors de match de foot. Suivent les frites, les bières et le chocolat. Mais l’histoire de notre pays est immense est belle et dépasse de loin les clichés.

De l’insoumis Ambiorix dont César dira de nous dans le «Commentaire sur la guerre des Gaules » : «Horum omnium fortissimi sunt Belgae» (littéralement «De ceux-là les plus braves sont les Belges») en passant par Godefroid de Bouillon, le libérateur du Saint-Sépulcre (tombeau du Christ), Léopold 1er, Léopold II le roi bâtisseur, des ingénieurs comme Cockerill (John et William), Solvay, ou bien encore le Père Damien, Adolf Sax, Jaques Brel, et tant d’autres comme Horta, Hergé, Rubens,….

De nos soldats des forts de Liège qui reçurent la légion d’honneur française suite à la résistance héroïque face aux assauts des troupes allemandes en 1914. De ceux qui avec le roi chevalier (Albert 1er), derrière l’Yser ont dit non à l’invasion: «Un pays qui se défend s’impose au respect de tous, ce pays ne périt pas», alors que déjà la classe politique s’était enfuie bien loin du petit peuple. C’est cela l’esprit patriotique belge comme le dit une chanson qui fut considérée comme notre deuxième hymne nationale, « Vers l’avenir ».

Petite, intelligente et insoumise, voilà ce qu’était ma Belgique, celle qui fut sur le podium des puissances économiques mondiales. Notre classe politique a balayé notre histoire, notre culture et nos traditions au profit d’un mondialisme sauvage qui tue identitairement et économiquement ce que nous sommes, ce que nous étions.

Mais rien n’est jamais joué d’avance. Bien que la période soit obscure, il reste dans un coin de nos cœurs une lueur, celle de l’espérance. Cette petite lumière provient essentiellement du Peuple, des classes moyennes en voie de précarisation, celle des «petits, obscurs, sans-grades». « Nous qui marchions fourbus, blessés, crottés, malades, Sans espoir de duchés ni de dotations; Nous qui marchions toujours et jamais n’avancions… » comme l’écrit si bien Victor Hugo, qui lui aussi est passé par le plat pays qui est le nôtre.

Oui l’espérance est un risque que nous devons courir si nous ne voulons pas définitivement disparaitre, mais il doit se matérialiser concrètement à travers l’action. L’action, c’est l’engagement, votre bulletin de vote donnera un bon coup de pied dans les urnes des élites.

Marche joyeux, Peuple énergique, vers des destins dignes de toi!

Bertrand Rochette

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