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Ce dimanche 8 octobre, l’association de défense du bien-être animal, Gaïa, fêtait ses 25 ans d’existence à Bruxelles.

La défense des animaux a toujours été un souci du Parti Populaire et ce domaine occupe une place non-négligeable dans son programme. Nous nous devions d’être présent.

La fête se tenait rue Bara, non loin de ce qui fut Mudra, l’école de danse de Maurice Béjart. Deux ministres et une secrétaire d’Etat, chargés du bien-être animal – Carlo Di Antonio (CDH), pour la région wallonne ; Bianca Debaets (CD&V), pour la région bruxelloise, et Ben Weyts (N-VA), pour la région flamande.

Le ministre Weyts a remercié Gaïa d’avoir imposé le bien-être animal dans l’agenda politique. Il a été le premier à interdire l’abattage rituel, sans étourdissement préalable ; il a aussi fait fermer l’abattoir d’Izegem, tristement célèbre pour la souffrance des animaux d’abattoir. Seule Bianca Debaets n’a pas encore pris position. C’est vrai qu’avec un partenaire socialiste au « gouvernement » bruxellois, ce ne doit pas être facile de combattre le clientélisme et le favoritisme du PS à l’égard des musulmans radicalisés. « Et pourtant, nous confiait la secrétaire d’Etat, d’année en année, nous comptons toujours plus de musulmans qui remplacent le sacrifice d’un mouton par un don en espèces qui va normalement à l’aide aux nécessiteux. »

Fait symptomatique : alors qu’en Flandre et en Wallonie, le bien-être animal est confié à un ministre, Bruxelles attribue cette compétence à une secrétaire d’Etat, autrement dit, une ministre de seconde zone, ce qui montre bien l’indifférence des socialistes pour la question.

« Il reste encore beaucoup à faire », ajoute Michel Vandenbosch, fondateur de Gaïa. « Regardez les horreurs que nous avons révélées et dénoncées dans certains abattoirs. Et pointons aussi les transports d’animaux, qui s’effectuent dans des conditions atroces. Il faut savoir qu’un animal maltraité donne une viande de moindre qualité la maltraitance vient s’ajouter aux conditions d’élevage, qui s’accompagne de traitements aux produits pharmaceutiques, ne restant pas sans conséquences pour le consommateur. Et puis, il y a encore la disparition d’espèces, dues à l’action de l’homme. Tout cela nuit à l’équilibre de la nature, et si pas nous, nos enfants en paieront les conséquences ! »

Cette réflexion rejoint celle du Parti Populaire, très engagé dans la défense de la cause animale. Il ne s’agit donc pas de sensiblerie, comme le disait un élu MR, lors de l’inauguration des nouvelles installations des abattoirs d’Anderlecht (Bruxelles), entre deux hoquets de rire, en voyant des cochons hurler à la mort.

C’est une question d’humanisation de nos sociétés que la politique politicienne a déréglées. Vivement le changement !

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