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Bien sûr, cette évocation date d’un temps que les moins de vingt ans n’ont pas pu connaître. Avec Zappy Max, décédé à quelques jours de ses 98 ans, disparaît une des grandes voix de la radio des années 1950 à 1980.

A entendre cette chanson, on se croirait sur une autre planète ! C’était pourtant bien sur Terre, en France et en Belgique que l’on a connu un monde plus naïf, plus joyeux, non pollué par les ONG qui empoisonnent les esprits.

Max Doucet était né à Paris, le 23 juin 1921. Fasciné par le music-hall, où évoluait son père, le jeune homme vit sa carrière interrompue par la guerre.

Il se vit enrôlé de force dans le STO (Service du Travail Obligatoire) et envoyé en Allemagne, dans les usines Zapp, non loin de Cologne.

A la libération, il se choisit un pseudonyme à consonance américaine : Zappy (en souvenir des usines Zapp) Max.

Dès 1947, il devint une des grandes voix de Radio-Luxembourg. Pendant près de vingt ans, il sillonna la France et la Belgique, animant la tournée de Radio Circus. C’est là qu’il lança son Quitte ou Double, suivi du crochet radiophonique et de feuilletons loufoques, tel Ca va bouillir !

Une version en bandes dessinées parut dans le journal Pilote, dès 1959.Elle fut mise en image par Maurice Tillieux, le créateur de Gil Jourdan, aux Editions Dupuis.

En 1966, Radio Luxembourg devint RTL et tomba aux mains de fonctionnaires de la radio. Ces derniers estimèrent que Zappy Max « appartenait au passé ». Grossière erreur, puisque l’infatigable animateur reprit son Quitte ou double sur RMC (Radio Monte-Carlo), de 1974 à 1983 !

Zappy Max inventa un ton. C’était une voix, reconnaissable entre toutes, lorsqu’il lançait son « Chers amis, bonjour ! ». Hé, oui ! La radio avait des amis en ces temps-là. Un hommage sera rendu à Zappy Max en l’église Saint-Roch, à Paris.

D.K.

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