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Le matin du 3 septembre, quelque 25 bénévoles ont pris leur courage à deux mains (et leur sac de l’autre, comme pourraient dire les Dupondt) et entrepris de désherber le cimetière de Virton. « Puisque les autorités communales ne remplissent plus leurs obligations, c’est à nous, Virtonais, que revient le soin de respecter nos morts », nous disait l’un d’eux.

En moins de deux heures, les bénévoles avaient rempli une quinzaine de sacs poubelles. Mauvaises herbes et déchets divers ont pris la direction des dépotoirs. Cette entreprise a vu le jour grâce à Ingrid Deconinck, qui a mobilisé son petit monde via Facebook.

Une initiative citoyenne, comme il s’en produit de plus en plus souvent et dans des lieux toujours plus nombreux. Alors que le petit monde de la basse politique électoraliste ne se soucie que de lui-même et s’amuse avec des « commissions d’enquête » bidons à propos de Publifin et du Samusocial, entre autres, il faut bien que les citoyens prennent en main les tâches qui devraient revenir aux politiques dans une saine démocratie.

Les cimetières sont des lieux symboliques. Mémoire, respect des personnes décédées, commémoration des soldats qui ont donné leur vie pour que vive la démocratie (et hélas !, ceux qui en profitent à leur seul avantage). Sous les mauvais prétextes les plus farfelus, les communes ont abandonné le culte des morts, et laissent les cimetières à l’abandon.

À Virton, le deuxième échevin, Etienne Chalon (MR), s’est contenté de féliciter les bénévoles (il n’aurait plus manqué que ça !), sans mettre les mains à la pâte et risquer de les salir. En revanche, il a rappelé l’obligation des habitants de nettoyer leur trottoir en toute saison. L’obligation pour la commune d’entretenir le cimetière ? Connaît pas ! L’homme aux trois mandats rémunérés (échevin, administrateur de la Maison virtonaise et vétérinaire) n’a pas annoncé un plan pour l’entretien futur du cimetière. Messieurs et mesdames les contribuables, à vous de jouer, car vos impôts ne servent pas à garder les cimetières propres !

Bravo à ces citoyens qui, d’un coin à l’autre du pays, se montrent fiers de leur ville, de leur village, de leur hameau. Et honte à ces politiciens qui ont oublié qu’ils doivent leurs postes et sinécures à ceux qui les ont élus…

N.B.

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