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Il ne se passe pas une semaine sans qu’éclate un scandale à la ville de Bruxelles. Après celui du Samusocial, du Stade de football, des Cuisines bruxelloises, du Gial, du Cirque Royal, de Renobru (une asbl qui n’a jamais existé, mais distribue des mandats), NEO est le scandale qui risque de faire exploser le petit monde des magouilleurs bruxellois. 

Le Peuple vous avait déjà révélé qu’avant d’exister, le projet NEO avait déjà offert plus de 2 millions d’euros à des bureaux d’avocats « amis », à titre de « consultance ». Voir notre article « Après le scandale du Stade National, voici le scandale NEO !« 

NEO, c’est le saccage du plateau du Heysel. Et c’est le programme du PS bruxellois (Vervoort à la Région, Philippe Close, à la ville). Ils ne s’en cachent même pas. Un tract électoral, distribué en mai 2018, annonce : « Projet NEO : un pôle de développement humain, économique, commercial, touristique, culturel, de loisirs et de logement avec la création à terme de 3.500 emplois à travers 7ha d’espaces verts »

En lieu et place des espaces verts, les conspirateurs de NEO veulent imposer :

– 590 logements répartis en différents blocs et tours ;

– un centre commercial de 81.000m² (soit l’équivalent de City2 et Woluwe shopping center réunis) comprenant 200 boutiques, 30 (!) restaurants et 21 salles de cinéma (incluant Kinepolis qui serait déplacé) ainsi qu’un parking souterrain de 3.600 places ;

– 3.500m² de bureaux ;

– 2 crèches ;

– 1 seniorie ;

– un parc d’attraction centré autour des personnages du journal de Spirou.

On se demande où s’étendront les 7 hectares d’espace vert, annoncés par Vervoort, Close et leur clique ! Et les 3.500 emplois sont un leurre (voir plus bas).

1. UN MENSONGE SUIT L’AUTRE. Dès le départ, le projet NEO repose sur le mensonge. La photo que nous présentons ci-contre est extraite du dossier de présentation du projet NEO. Elle montre l’Atomium et, à l’avant-plan, la flèche du Génie civil, pavillon démoli en 1970, avec l’aval du PS, d’Ecolo et de DéFI (ex-FDF) !

2. L’ARGENT TOMBE DU CIEL. Afin de mettre le citoyen devant le fait accompli et s’octroyer de jolis avantages personnels, comme cela s’est toujours passé dès que le PS défend un projet, une SCRL NEO a été créée en toute hâte.

Le capital de 64 millions d’Euros a été constitué de 32 millions apportés par la Région (celle qui ,’a plus d’argent pour les pensionnés…) ; la Ville de Bruxelles, quasiment ruinée, a tout de même trouvé 31.996.000 euros et l’asbl Le Parc des Expositions de Bruxelles y est allé pour 4.000 modestes euros – tout juste de quoi imposer dans Neo les copains qui siègent déjà au sein de l’asbl.

Voir : https://tpf.eu/fr/projects/neo-i-europea/

3. LE MENSONGE DES 3.500 NOUVEAUX EMPLOIS. Dès qu’un socialiste, un Ecolo ou un can riche de DéFI parle de créer de l’emploi, on a toute les raisons de se méfier. De manière générale, il ne s’agira pas de « nouveaux » emplois. On assistera à un transfert : le personnel des commerces ruinés du centre-ville  cherchera de l’emploi dans les magasins NEO.

Le chiffre 3.500 ne repose sur aucune réalité. Comme la plupart des enseignes mobilisées

pour NEO sont les mêmes (H&M, C&A, Yves Rocher, etc) que l’on trouve au centre-ville ou dans les centres commerciaux déjà existants (Basilix, City 2, Westland, Wolu Shopping Center, etc), il est à prévoir que des magasins de ces chaines internationales fermeront la porte de certaines de leurs implantations actuelles.

D’autre part, le nouveau centre commercial Docks Bruxsel (à deux pas de NEO !) est loin d’être une réussite. Cela confirme le désamour du grand public pour les centres commerciaux, un phénomène ravageur aux Etats-Unis, où les « malls » ferment les uns après les autres.

Donc, l’annonce de 3.500 emplois est un mensonge intégral.

4. L’ETRANGE SILENCE D’ECOLO. On sait qu’Ecolo entre en transe dans l’éventualité de l’abattage d’un arbre. Pour la première phase de NEO, les promoteurs parlent d’abattre… 750 arbres ! Et, nouveau mensonge, ils promettent d’en replanter 272, mais ce seront, pour la plupart, des arbres en pot… sur le toit du centre commercial. Par un tour de passe-passe, la surface du toit est assimilée à un espace vert et est comptabilisée dans les 7 ha « verts » annoncés dans le projet.

L’actuel plateau du Heysel constitue un énorme poumon vert pour l’agglomération bruxelloise. Il ne faut pas avoir fait de longues études d’écologiste pour savoir que la terre absorbe l’eau de pluie et rafraîchit et « aère » l’air d’une ville hyper-polluée comme Bruxelles.

Voilà de quoi étrangler d’horreur les fidèles du parti Ecolo de Bruxelles. Et pourtant, pas un mot. Pas une protestation. Pas de mise en avant d’un dossier « brûlant ». Pas une demande de recours.

Serait-ce qu’Ecolo n’a pas renoncé à entrer dans une coalition à la ville de Bruxelles (et, pourquoi pas ?, à la Région bruxelloise) avec le PS et former cette « grande coalition de gauche » dont rêvent les Vervoort, Close and Co pour se maintenir au pouvoir ? L’hypothèse n’est pas incongrue : en 2007, l’Ecolo Henri Simons a trahi son parti pour le PS ; en récompense, il a obtenu la direction de la société de l’Atomium, pour laquelle il ne dispose d’aucune compétence connue (il fut animateur en maison de jeunes !) et un appartement au 23-24 boulevard de Waterloo, au-dessus du showroom BMW – un dossier urbanistique très contesté qui, contre l’avis de tous, fur approuvé par l’échevin bruxellois… Henri Simons !

Toutes ces méchantes magouilles expliquent pourquoi Elio Di Rupo se répand dans la presse subsidiée en rêves d’une « coalition de progrès » PS-Ecolo-DéFI. La coalition des profiteurs, méprisant le citoyen et sa santé : le complexe NEO (bureaux, magasins, appartements…) émettra autant de gaz à effet de serre qu’une ville de 80.000 habitants ! 

5. UN PROJET AU DETRIMENT DES CITOYENS BRUXELLOIS ET AU SEUL BENEFICE DES POLITICIENS. Une réalité : on compte 140.000 m2 de commerces vides dans le centre de Bruxelles – NEO n’apportera aucune solution à cette désertification du centre-ville.

L’accès à NEO promet un chaos sans nom pour la mobilité dans cette région paisible de Bruxelles. Avec un Ring déjà saturé, il y a de quoi se méfier du projet NEO. Par ailleurs, s’il est prévu quelque 590 appartements, aucune construction d’école n’est annoncée. S’il devait y en avoir une ou plusieurs, elles seraient à charge de la collectivité, c’est-à-dire du contribuable bruxellois.

Le citoyen bruxellois n’a rien à gagner de ce projet prévu par les politiciens pour enrichir les copains. C’est le Bruxellois qui paiera (très cher) pour que NEO devienne une affaire juteuse pour les politiciens du PS, d’Ecolo et de DéFI. Voter pour l’un de ces partis, c’est voter la mort de Bruxelles.

A.D.

 

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