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La région bruxelloise a donc trouvé les bras cassés pour former un nouveau gouvernement. Tous les partis, qui ont perdu des plumes aux élections du 26 mai, se trouvent récompensés de bons petits postes. Seule assurance : rien ne bougera dans les 5 années à venir. Mais la santé de Bruxelles ne fera qu’empirer.

Un gouvernement antidémocratique

La bonne presse n’a pas cru bon de le souligner : les négociations pour la formation du gouvernement bruxellois apparaissent parfaitement antidémocratique.

En effet, les combines ont été négociées sous la houlette de Laurette Onkelinx (PS), non-élue. La châtelaine de Lasne n’a même pas daigné se présenter à la sanction des électeurs. C’est pourtant elle qui a tout orchestré, alors qu’elle ne détenait aucun mandat de la population bruxelloise. Elle avait même annoncé son retrait de la vie politique… en 2017 !

C’est dire combien le nouveau « gouvernement » repose sur un panier de crabes, dans lequel se bousculent tous les magouilleurs, qui n’en ont rien à fiche des électeurs et de la population.

Un gouvernement de perdants

Alors qu’il a été désavoué par les électeurs, Pascal Smet (socialiste flamand) se retrouve secrétaire d’Etat à l’aménagement du territoire. Pour se payer la tête des Bruxellois, on ne pouvait faire pire ! Dans le domaine de la mobilité, on peut apprécier l’effet désastreux des brillantes idées de cet agité du bocal. Après avoir cassé les routes, il va pouvoir casser les maisons.

Autre perdante, Nawal Ben Hamou, dont le seul mérite consiste à être socialiste. Elle n’a pas été réélue lors des précédentes élections. Dans un pays démocratique, cela signifie que la population ne veut plus d’elle. En région bruxelloise, ne pas être réélu vaut une promotion : elle se retrouve ministre pour l’Egalité des Chance et des Cultes !

Imaginez le tollé si la gestion des cultes avait été confiée à une bonne soeur catholique…  Et à quoi peut-on s’attendre avec une ministre non-élue, responsable aussi de l’enseignement, de la culture et des sports au sein de la Cocof, cet organisme inutile, repaire à joyeux profiteurs de la politicaillerie ?

Les bras cassés flamands sont au gouvernement ! 

Du côté flamand, cela ne vaut guère mieux. On retrouve un Sven Gatz (OpenVLD), autre perdant notoire. En 2011, en parfait opportuniste, il a annoncé son retrait de la vie politique pour s’occuper de la promotion de la bière (!), avant de s’apercevoir combien lui manquaient les avantages du profiterait politique. Il s’est aussi signalé par une gestion fantaisiste de la culture au sein du gouvernement flamand.

Comme d’habitude, la Mobilité est confiée aux Flamands. Venue d’Anvers, Elke Van Den Brandt (Groen) ne trouve toujours pas son chemin dans Bruxelles, mais qu’importe : elle va s’échiner à empoisonner la vie des Bruxellois qui travaillent et celle des navetteurs qui ont le mauvais goût de venir bosser dans la capitale – un des projets non déclarés du nouveau « gouvernement » repose sur l’idée d’imposer un péage urbain – comme au Moyen Age ; rétablissons les portes d’entrée et une enceinte autour de la ville !

Un oubli : les promesses électorales. Une certitude : de nouvelles taxes

Pendant la campagne électorale, PS, Ecolo, DéFI – tous les partis du « gouvernement » bruxellois – avaient juré leurs grands dieux que dorénavant, tout serait transparent. Dommage pour ceux qui y ont cru, mais pas la moindre trace de « transparence » dans le programme qui va nous étrangler pendant 5 ans…

En revanche, ce qui n’avait pas été promis sera tenu : augmentation du prix de l’eau (+ 55 %), nouvelle taxe « verte » sur les logements mal isolés (à peu près 80 % des maisons bruxelloises), le ramassage des immondices (Bruxelles Propreté est en quasi-faillite), augmentation des taxes communales (les communes sont, elles, vraiment en faillite), invention de toutes les « pollutions » donnant lieu à des impôts, taxes et amendes, etc.

Un nouveau « gouvernement » de copains et de coquins

L’avenir s’annonce bien sombre pour les Bruxellois, livrés à une mafia rouge-verte qui, par le passé, n’a jamais affiché un grand respect pour la population et les classes moyennes, en particulier. A quand le grand retour d’Yvan Mayeur ? 

EvM

 

 

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