Print Friendly, PDF & Email

Imaginez un citoyen lambda qui a des fins de mois difficiles. Et pourtant, le 31 du mois, il annonce un budget en équilibre. Miracle ? Non ! Il a dévalisé son voisin. C’est exactement ce que représente le budget de l’Etat pour 2019. Et, plus scandaleux encore : le gouvernement Michel offre l’amnistie au Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC) et lui offre 600 millions… pris dans notre poche, alors que le MOC planque plus d’un milliard d’euros dans des paradis fiscaux ! 

La ministre du Budget, Sophie Wilmès (MR), plaisantait devant les journalistes : « Vous allez encore dire que j’ai une baguette magique ! » (voir, entre autres, L’Avenir, 25/7/2018).

Selon l’aveu de la ministre en personne, les 2,6 milliards qui manquaient ont été trouvés grâce à des « ajustements techniques » – une manière élégante de ne pas dire « tripatouillages ». Si le gouvernement était un petit commerçant utilisant la méthode Wilmès (MR), il se ferait accuser de falsifier ses livres de comptes.

Nous ne reviendrons pas sur les mesurettes qui vont nous assurer une hausse de l’emploi, propre à doper les cotisations et les rentrées fiscales. Ce discours-là, on l’a entendu moultes fois et les résultats de ces belles promesses se font encore attendre… depuis une quarantaine d’années. Et les « indignés » du PS, comme Ahmed Laaouej (notre photo) n’ont de leçon à donner à personne…

LES SYNDICALISTES ESCROCS SORTENT GAGNANTS DU SCANDALE ARCO

Une des mesures a retenu notre attention : la mise en bourse de 30 % de Belfius et le remboursement de 800.000 épargnants bernés d’Arc, la branche financière du syndicat MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien).

On se souviendra que, lors de la débâcle de la banque Dexia (dont Elio Di Rupo fut un des administrateurs), il était apparu que le MOC avait joué avec l’argent de petits épargnants et qu’un sérieux pactole avait disparu… en direction de paradis fiscaux. Il s’agissait tout simplement d’une escroquerie manifeste.

Les petits épargnants vociféraient (à juste titre) « Remboursez !« . Arco – et donc, les syndicats – en étaient bien incapables. Le CD&V, largement financé par les syndicats chrétiens flamands, détenait la solution miracle : l’Etat allait y aller de sa poche. Le MOC était exonéré de toute faute, poursuivait ses petites affaires et ses responsables pouvaient dormir sur leurs deux oreilles : c’était Aimable Citron, le contribuable, qui allait éponger les dettes.

C’est ce qu’a décidé le gouvernement Michel (MR). Il va mettre en Bourse 30 % du capital de Belfius, la banque née en 2012 sur les cendres de Dexia, GRÂCE A L’ARGENT DES CITOYENS ! C’est tant mieux pour les coopérateurs d’Arco (qui, de toute manière, ne seront remboursés qu’à hauteur de 40 % de leurs mises escroquées). Et l’argent ainsi récolté par la privatisation d’une partie de Belfius (on attend aux alentours de 2 milliards d’euros) servira à éponger la dette d’Arco.

C’EST DONC BIEN LE CITOYEN QUI VA PAYER L’ARDOISE DES ESCROCS DES SYNDICATS CHRÉTIENS, QUI NE SERONT MÊME PAS INQUIÉTÉS !

Conclusion : « J’ai travaillé toute ma vie, j’ai cotisé toute ma vie, j’ai payé mes impôts toute ma vie et le gouvernement Michel en veut à ma pension. Quel imbécile j’ai été…« 

Commentaires