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Sophie Wilmès, la ministre MR du Budget a les bonnes réactions et veut maintenir le matelas de sécurité (le « buffer ») de 739 millions d’EUR qui avait été inclus dans le budget 2017. Sage décision; les corrections qui doivent en général être apportées en cours d’année pour corriger l’optimisme excessif ou tenir compte de dépenses inattendues, exigent de se prémunir contre des erreurs de prévision.

Sophie Wilmès, ministre MR du Budget, prend des marges de sécurité pour le budget 2017. Fort bien. Mais le gouvernement cherche à éviter de parler des surcoûts de sa politique d’immigration et de la sécurité accrue qui en découle.

L’Europe exige de la Belgique, mauvais élève quant à sa dette (109% du PIB, cinquième plus mauvais score d’Europe) qu’elle améliore son « solde structurel » (déficit annuel du budget) de 1,2%. Sophie Wilmès va viser plus haut, à 1,37% pour être sûre d’atteindre le minimum exigé par les règles européennes de tous les pays de l’Union, particulièrement les surendettés comme la Belgique…

Mais ce qu’il faut remarquer, c’est le coût astronomique de la politique imbécile de Charles Michel et de son gouvernement en matière d’immigration, d’accueil des « réfugiés » et l’obligation qui en découle d’augmenter très sensiblement nos dépenses de sécurité.

Trois éléments essentiels liés à l’immigration entrent en jeu:

– Coût direct de l’accueil et de l’immigration, aux niveaux fédéral, régional et communal (8,5 milliards d’EUR au bas mot – Etude de l’IDDE)

– Coût en croissance exponentielle de la sécurité (police, armée, renseignement) due à la radicalisation des « jeunes issus de l’immigration » et la présence de terroristes et de leurs sympathisants parmi les migrants

– Baisse nette des rentrées due en grande partie aux attentats et à la baisse de consommation qui y est liée, notamment dans le commerce et l’horeca à Bruxelles.

Charles Michel a tout faux, mais a fait part plusieurs fois de sa ferme réprobation des états membres de l’Union qui ont fermé leurs frontières à cette invasion migratoire, la Hongrie et la Pologne en tête… La Belgique a de l’argent: nous sommes prêts à accueillir tout le monde!

Reynders donne un coût spécifique annuel pour immigration et sécurité de 1 milliard d’EUR. C’est nettement moins que la réalité.

L’an passé, le Vice-Premier Didier Reynders déclarait, un peu gêné: « on essayera d’exonérer d’une certaine manière ces dépenses de sécurité d’un côté et d’accueil des réfugiés de l’autre en considérant que ce n’est pas structurel. Il y a des investissements immédiats en matière de sécurité et il y a aussi un accueil qui n’est pas de longue durée en principe. On espère qu’il y a des personnes qui pourront regagner un jour leur pays. Mais ça c’est un débat qui a lieu avec tous les états européens, pas seulement la Belgique, mais cela peut porter sur 1 milliard d’euros de dépenses supplémentaires« ! Un milliard (par an)… C’est bien plus que ça, Didier!

En fait pour 2016, les dépenses de pure sécurité supplémentaires étaient de 400 millions d’EUR. Elles seront comparables en 2017. Et c’est sans compter les surcoûts assumés en partie pour la sécurisation de l’aéroport de Zaventem (450 millions en 6 ans), des aéroports régionaux, des gares et lieux publics. Etc…

Le coût de la sécurité imposée par le terrorisme islamique, résultat de notre politique d’immigration des dernières décennies, est astronomique

En matière d’immigration, la grande majorité des arrivées depuis deux ans, sont des migrants économiques et pas des réfugiés. Le pire, c’est que ceux qui sont déboutés du droit d’asile, ne quittent pas le territoire malgré leur OQT (Ordre de Quitter le Territoire). Ils restent en Belgique et vont alimenter les circuits de travail au noir, de trafics divers dont la drogue, la prostitution… ou se contentent plus simplement de ce qu’ils peuvent obtenir, malgré l’illégalité de leur présence, dans les CPAS des communes… Ils renvoient une grande partie de ce qu’ils peuvent gagner au pays, sans contrôle et sans payer d’impôts ou consommer en Belgique.

Les premières dépenses supplémentaires à engager, sont exigées par les ministres de la Justice et de l’Intérieur: elles concernent la sécurité. Pour cacher aux citoyens européens l’ampleur des surcoûts liés à l’invasion migratoire des dernières années et au terrorisme qui y est clairement lié, l’Union européenne a hypocritement autorisé les pays membres à « sortir » les dépenses de sécurité du Budget!

La ministre Sophie Wilmès comptabilise une baisse du nombre d’arrivée de réfugiés, mais doit tenir compte du fait que le gouvernement ne parvient pas à rompre rapidement les contrats passés pour les hébergements nécessaires…

Mais personne n’a tenu compte des menaces du président-dictateur Erdogan, qui annonce des mesures de représailles à l’Europe, sous forme d’ouverture de la frontière turque et de l’arrivée massive à nouveau de migrants passant de Turquie en Grèce.

Bravo au MR, qui n’a pas renoncé à faire entrer la Turquie dans l’Europe (un peu plus tard que prévu…), fait la leçon aux Belges sur le thème des pôv’ réfugiés, ponctionne plus de 400 millions supplémentaires pour la sécurité chaque année sur vos impôts et ne prend pas en compte la totalité des risques de dérapage budgétaire que la politique de Charles Michel en matière d’ouverture des frontières, fait peser sur le pays. Voilà un parti de gouvernement! Si vous n’êtes pas d’accord, vous êtes sûrement « l’extrême droite », dirait « Fils de » Ducarme.

L.R.

 

 

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