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Depuis le 1er novembre, tous les chats nés à partir de cette date doivent être identifiés et enregistrés, avant qu’ils n’aient atteint l’âge de 12 semaines.

C’est le vétérinaire qui sera chargé de l’identification (dont coût : autour de 50 euros) ET de l’enregistrement dans la base de données, CAT ID, valable dans les trois régions du pays. Cette mention dans la base de données doit s’effectuer au plus tard 8 jours après l’identification.

Plus question de donner des chatons, issus d’une portée, sans qu’un vétérinaire ne leur ait au préalable injecté une puce (électronique !), ou micro chip, permettant de les identifier. Il en va de même pour les animaux achetés chez des éleveurs ou en animalerie.

La loi prévoit désormais que tous les chats, nés après le 1er novembre 2017, doivent être stérilisés avant l’âge de 6 mois.

Officiellement, ces dispositions ont été prises pour mettre fin à la surpopulation féline, la « nuisance » des chats errants et autres arguments vertueux.

Mais il y a un agenda caché. Et il est tout simplement fiscal. Propriétaires de chats, préparez-vous à passer à la caisse !

Jusqu’à présent, les communes avaient la capacité de lever une taxe sur les chiens – et le montant était laissé à l’appréciation des autorités communales. Cela pouvait aller de 7 à 79 euros ! Et la taxe pouvait être progressive, en fonction du nombre de chiens détenus par une seule personne ou famille.

Depuis 2015a taxe a cependant eu tendance à disparaître – en Wallonie, pas dans les communes bruxelloises.

Générosité wallonne ? Pas vraiment. Car, dès 2017, Carlo Di Antonio, ministre CDH du bien–être animal, a imaginé une « taxe refuge », imposée aux nouveaux propriétaires de chiens – elle devrait servir à aider les refuges pour animaux abandonnés.

Cette fois, ce sont les matous et les minettes qui sont dans le collimateur fiscal. L’identification et l’enregistrement des chats constitue une inestimable banque de données pour… le fisc. Il suffira de voter une nouvelle taxe à l’encontre des propriétaires de chats. En un clic, il sera possible de savoir qui possède un chat et combien.

L’identification et l’enregistrement des chats présentera des effets pervers. La mise en place du micro chip identifiant peut représenter une dépense importante : une portée de 4-5 chatons revient à quelque 250 euros. Certains propriétaires n’ont peut-être pas les moyens d’acquitter cette somme. On peut donc s’attendre à des vagues de noyades de nouveau-nés…

Quant au montant de la taxe annuelle frappant les propriétaires de chats, il est trop tôt pour en parler, mais ce sera une contribution venant s’ajouter à la kyrielle de taxes et d’impôts, directs ou dissimulés, ponctionnant déjà le budget des familles.

Le Parti Populaire a entendu les avis de propriétaires de chats. Un grand nombre d’entre eux approuvent l’identification des chats. Quant à leur enregistrement, le PP exige que la banque de données CAT ID reste confidentielle et ne devienne pas accessible à des services, régionaux ou fédéraux, qui n’ont rien à voir avec le bien-être animal.

Compte-tenu de tous les pièges qui ont débouché sur de nouvelles taxes, chat échaudé craint l’eau froide…

D.K.

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