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Le Peuple avait tout bon ! Nous n’allons pas nous en vanter, car se retrouver sans emploi est un drame. Mais cela fait des mois que Le Peuple affirme et démontre que les chiffres du chômage sont faux, à force de se vouloir optimistes. Elections d’octobre 2018 obligent…

Jusqu’à présent, la presse subsidiée reproduisait dévotement les chiffres et commentaires publiés par le Forem (Wallonie) et Actiris (Bruxelles). Mais il y a eu des fuites et cette même presse aux ordres doit bien arriver aux mêmes conclusions que Le Peuple – sans le citer, bien sûr.

La vérité, c’est qu’il faut ajouter 60.000 unités aux chiffres officiels du chômage. Prétendre que le nombre de sans emplois est en baisse relève du mensonge le plus éhonté.

Les 60.000 « oubliés » des statistiques, ce sont les personnes dispensées de contrôle, car placées dans des formations professionnelles. Il faut savoir que ces formations sont subventionnées par le Forem et Bruxelles Formation, c’est-à-dire, avec de l’argent public. Reste à démontrer si ces formations débouchent sur des emplois. Didier Gosuin (DéFI), ministre de l’emploi en région bruxelloise, affirme que c’est une totale réussite… mais n’avance pas de chiffres concrets.

Pire : Gosuin annonce que les conditions d’accès aux formations vont s’assouplir, en 2018. « Si cela doit avoir un coût, cela en aura un », a-t-il déclaré à la DH. Encore un qui sait se montrer généreux avec l’argent des contribuables !

En bon français, cela signifie que le Forem et Actiris vont augmenter le nombre de personnes « en formation » et… ôtées des chiffres du chômage. En période électorale, cela fait toujours de l’effet de revêtir l’habit de Monsieur Baisse du Chômage. Sauf que truquer les vrais chiffres, ça ne fait pas diminuer le nombre de sans emploi, et que ce tripatouillage se fait avec l’argent du contribuable, uniquement pour faire croire aux

Bien entendu, nous espérons que les personnes sans emploi en retrouvent un dans les meilleures conditions. Nous regrettons seulement que le PS et DéFI les instrumentalisent pour truquer les chiffres du chômage à des fins électoralistes.

 

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