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L’affaire remonte au 3 juillet. Le vol TUI, entre Agadir et Bruxelles. Un habitant de Molenbeek termine son séjour au Maroc et se retrouve assis à côté d’une dame de méchante humeur. La cause ? Elle est appelée en Belgique par son bureau de chômage. Et pour cela, elle a dû quitter son business au Maroc ! 

Le témoignage de notre informateur n’a pas valeur d’exemple : notre propos n’est pas de stigmatiser une quelconque communauté, ni de généraliser une situation particulière. Mais elle est symptomatique du manque de réactivité des services sociaux. Afin que les choses soient claires : nous disposons des preuves de ce qui est avancé : billet d’avion, témoignage, etc.

Nous voici donc dans l’avion quittant Agadir. La dame n’est pas heureuse mais lie connaissance avec notre informateur. Elle n’a manifestement pas envie de revenir en Belgique : « Pas maintenant, tonne-t-elle. C’est le plus mauvais moment : les affaires de mon mari tournent à plein. Nous sommes en saison touristique, et les touristes se pressent pour louer des voitures« .

Monsieur est donc garagiste ? « Non, son frère est garagiste, c’est lui qui répare les voitures. Mon mari dirige une entreprise de location de voitures. Il a aussi été rappelé à Bruxelles, mais il a fait valoir qu’il était en vacances. Il a rendez-vous en septembre. »

Pour quelle raison, ce retour à Bruxelles ? « C’est le chômage ! Avec ce gouvernement de Francken (sic) les contrôles n’en finissent plus. J’ai une petite entreprise de conseil au Maroc, comment voulez-vous faire des affaires sérieuses, si on doit d’absenter tout le temps ? »

De la conversation, il ressort que les heureux époux, disposant de la double nationalité, émargent tous deux aux caisses de chômage… tout en exerçant une activité au Maroc. Mieux : l’entreprise « de conseil » de la dame consiste à proposer des voyages en Belgique… à des fins médicales. Il s’agit de dispenser les meilleurs tuyaux pour se faire soigner dans nos hôpitaux au meilleur prix, voire gratuitement.

Et, cerise sur le gâteau, avec les profits combinés du chômage (en Belgique) et des activités commerciales (au Maroc), le couple construit une maison dans les environs d’Agadir ! « Nous n’avons pas envie de terminer notre vie en Belgique : nous n’y sommes pas les bienvenus« . Si le bureau de chômage cherche des ennuis à la dame, elle est bien décidée à prendre un avocat : « La communauté est bien organisée : il y a plein d’avocats pour nous défendre« .

Comprenant qu’elle en a sans doute trop dit, la dame gardera le silence jusqu’à destination. Elle ne saluera même pas son voisin au moment de quitter l’avion.

Encore une fois, il s’agit d’un cas, qui ne se veut pas exemplatif d’une situation générale. Mais on peut se poser des questions. Comment de tels abus sont-ils possibles ? Que font les inspecteurs de l’ONEM, de l’ONSS ? Les services de police ne détectent-ils pas des absences prolongées, en contradiction avec les règles imposées aux chômeurs ?

Est-il vrai que les services belges n’ont pas accès à des informations détenues au Maroic (registres de commerce, cadastre immobilier, etc…) ? Si une fraude est constatée et avérée, comment sont récupérées les sommes indûment accordées ?

Il est certain que le laxisme des autorités belges est le premier responsable de légendes urbaines impliquant des personnes disposant d’une double nationalité, assimilées à des profiteurs patentés.

C’est bien pourquoi, dans son programme, le PARTI POPULAIRE entend remettre de l’ordre dans de nombreux secteurs de la société belge, notamment dans celui des doubles nationalités et de la surveillance des situations sociales.

A.D.

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