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Le nouveau président de la FGTB, Robert Vertenueil, a fait fort pendant le congrès du syndicat, du 30 mai au 1er juin. 

Il a annoncé dans un même souffle la possibilité d’une grève générale (tant que le PS ne sera pas revenu au pouvoir ?) et la « lutte pour les 32 heures », soit la semaine de 4 jours de travail.

Cette dernière revendication rejoint celles du PS et… du PTB. Ce qui n’empêcherait pas le PS de rempiler à la province de Liège, avec le MR, cette fois. La manière socialiste d’envisager le respect des élections

Lors de la clôture du congrès, Raoul Hedebouw (PTB) a fait une entrée en majesté, ce qui n’a pas beaucoup plu à Elio Di Rupo (PS), lui aussi présent. Et on dira encore que la FGTB n’est pas un instrument politique…

Grève générale, se soldant par des pertes de plusieurs millions pour les entreprises ; semaine des 32 heures. Tout cela peut paraître alléchant, mais Robert Vertenueil n’a pas expliqué comment il financerait tout ça… sauf en augmentant les impôts et les charges sociales.

Au passage, rappelons-lui que le coût moyen à l’heure du travail est de près de 40 euros en Belgique. Il est de 26,8 euros en moyenne dans le reste de l’Europe (chiffres d’Eurostat). De quoi faire fuir encore plus d’entreprises et d’assurer la faillite de celles qui restent.

La FGTB vise clairement l’appauvrissement des Belges. Pour une raison bien simple : plus il y a des chômeurs, mieux les syndicats se portent, puisqu’ils gèrent l’argent du chômage et s’en nourrissent sans vergogne. 

D.K.

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