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S’il faut croire les médias bien-pensants, la crise en Grèce est terminée. Tout va bien, circulez, y a rien à voir. L’évidence est que la crise grecque est loin d’être sortie de la zone de dangers pour les économies, belge notamment. Mais il fait faire croire que la Grèce, c’est fini. Ce qui permettra d’attaquer le gouvernement italien. 

La fiction selon laquelle « la crise grecque est derrière nous » est un énorme mensonge qui veut permettre à l’Union Européenne de déstabiliser le nouveau gouvernement italien. Et afin de couler cette menterie ans le bronze, la presse bien-pensante a été mobilisée. A preuve, ce titre du Soir, le 20 août 2018 :

La Grèce autonome, c’est désormais l’Italie qui inquiète l’Europe

(plus.lesoir.be)

Au moins, la manoeuvre est clairement définie en une seule phrase ! Et on pourrait y ajouter cette autre bafouille du Vif/L’Express (20/08/2018) :

« Salvini veut détruire l’Europe »

voir : www.levif.be/actualite/europe/salvini-veut-detruire-l-europe/article-normal-878543.html?utm_source=Newsletter-20/08/2018&utm_medium=Email&utm_campaign=Newsletter-RNBAVULV&M_BT=5133428010919

Qu’en est-il réellement de la situation de la Grèce ? Une fois n’est pas coutume, nous avons consulté un site aux antipodes de nos idées et des valeurs que nous défendons. Mais le bilan qu’il dresse d’une Grèce prétendument « sortie de la crise » est édifiant. Morceau choisi:

En sept ans, le PIB de la Grèce a chuté du tiers. Le chômage touche 25 % de la population (40 % des jeunes entre 15 et 25 ans). Un tiers des entreprises a disparu en cinq ans. Les coupes successives imposées au nom de l’austérité paupérisent toutes les régions. Il n’y a plus de trains, plus de bus dans des parties entières du pays. Plus d’écoles non plus. Beaucoup d’établissements secondaires des campagnes éloignées sont fermés, faute de financements. Les dépenses de santé par habitant ont diminué d’un tiers depuis 2009. Plus de 25 000 médecins ont été renvoyés. Les hôpitaux manquent de personnel, de médicaments, de tout. 20% de la population vit sans chauffage ou sans téléphone. 15 % de la population est tombée dans la grande pauvreté (contre 2 % en 2009). Selon la banque de Grèce, 13 % de la population est exclue de tout soin médical ; 11,5 % des patients ne peuvent acheter les médicaments prescrits ; les personnes souffrant de maladies chroniques sont en hausse de 24,2 %. Suicides, dépressions, maladies mentales enregistrent des hausses exponentielles. Pire : alors que la natalité a baissé de 22 % depuis le début de la crise, le taux de mortalité infantile a quasiment doublé en quelques-années pour atteindre 3,75 % en 2014. » (extrait de :  www.alterinfo.net)

La sinistre farce « la Grèce, c’est fini » n’est que poudre aux yeux. Ce qui intéresse les eurocrates (non élus), c’est de se payer la peau de l’Italie. Au mépris du sort des Italiens. Chez Juncker, outre le Cognac, on préfère des Italiens à genoux, ruinés intentionnellement. Et si la manoeuvre réussit, comme par enchantement, la « crise italienne sera derrière nous »… 

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