Print Friendly, PDF & Email

Les chiffres sont assassins pour les partis traditionnels (PS, MR, CDH, Ecol, DéFI). Ils ont tous participé au pillage de l’argent du citoyen belge, en faveur de l’Europe. Ces chiffres sont pourtant disponibles et peuvent être révélés à tout moment. Mais cela dérangerait le tableau idyllique que ces partis veulent donner de « leur » Europe. Une chose est sûre : nos politiciens sont des bras cassés en matière de négociation !

Nous avons consulté le Rapport financier de l’Union européenne, publié en 2015. Première surprise : depuis 2015, plus aucun rapport financier européen n’a été publié ! Les résultats des années 2016, 2017 et 2018 seraient-ils tellement dérangeants à l’approche des élections de 2019 ?

1.LA VALSE DES MILLIARDS. Selon le rapport, la contribution de la Belgique s’élève annuellement à 5.470.700.000 euros. A titre de comparaison, la France contribue pour 20,606 milliards d’euros ; la Grande-Bretagne, 21, 409 milliards. Le Grand-Duché de Luxembourg ? 366, 8 millions. Le Danemark (2,521 milliards) et la Bulgarie (484 millions) appartiennent au club des Européens au rabais. La contribution de chaque est calculée en fonction de l’importance de sa population, mais aussi de son statut de « contributeur net » (les pays les riches) ou de « contributeur assisté » (les nouveaux membres et les pays pauvres, comme la Bulgarie). Et c’est là que les politiciens belges se sont montrés nuls.

2. COMMENT LES POLITICIENS BELGES SE SONT FAIT ROULER. La France compte quelque 66 millions d’habitants, le Royaume Uni, 64 millions – la Belgique : 11 millions (chiffres de 2015). Avec 20,606 milliards de contribution, la France consacre au budget européen 0,93 % de son Revenu National Brut (RNB). De son côté, la Belgique sacrifie 1,32 % de son RNB (source : RTBF,19/3/2015). D’évidence, les politiciens belges se sont fait rouler ! Et ils ont sacrifié les intérêts du citoyen belge. Avec 502 euros de ses impôts injectés dans l’Europe, le Belge est celui qui paie le plus cher son appartenance à l’Europe des 28 pays.

3. UN ARGUMENT QUI NE TIENT PAS LA ROUTE. Les défenseurs des eurocrates et leurs serviteurs dans les gouvernements nationaux ne reculent jamais devant les carabistouilles. Ainsi, on nous dit que, si la Belgique verse 5.470.700.000 milliards à l’Europe, cette dernière lui ristourne 6,951 milliards, soit un bonus de quelque 1,5 milliard. Cette « ristourne » se compose principalement d’aides aux régions, de loyers et autres contributions pour la présence des institutions européennes à Bruxelles. Selon ces adorateurs de l’Europe des eurocrates, nous devrions nous réjouir. Mais il s’agit d’un faux semblant, comme nous allons le voir.

4. NOTRE ARGENT SERT A DÉLOCALISER NOS ENTREPRISES ! Selon le commissaire européen au Budget, Günther Oettinger, « la Belgique fait partie des pays contributeurs nets pour faire progresser l’économie des pays les plus faibles » (cité dans Handelsblatt, février 2017). En d’autres termes, la contribution belge sert à « aider » la faible économie bulgare, par exemple. Une économie « faible » qui se développe à nos dépens. Des pans entiers de notre économie ont disparu (secteur automobile, aciéries, verrerie, transport routier, etc) et ont émigré vers des pays à « économie faible »… que nous aidons, par notre contribution européenne, à désertifier le paysage industriel belge ! Pour faire simple, nous achetons des voitures, fabriquées en Roumanie, alors qu’elles étaient montées autrefois en Belgique et participaient à la richesse de notre pays…

5. INTERETS POLITICIENS CONTRE INTERETS DU CITOYEN. En résumé, les ristournes européennes (6,9 milliards) profitent surtout aux politiciens, avec de piètres résultats sur le terrain : le chômage belge reste un des plus élevés d’Europe de l’Ouest – même l’Espagne fait nettement mieux que nous ! La reconversion de l’économie wallonne traîne lamentablement ; la conception wallonne (ne parlons pas de Bruxelles…) relève du 19ème siècle. Et malgré les « ristournes » européennes, le citoyen belge est celui qui paie le plus cher (502 euros) son appartenance à l’Union européenne. En bon français, cela veut dire que les politiciens belges ont attiré à eux l’argent des « ristournes », mais ont abandonné le citoyen belge, chargé de payer l’addition de mauvaises négociations et de combines pas très démocratiques.

Chaque contribuable belge paie donc 502 euros par an pour faire fonctionner (mal) l’Europe. Cela ne représente jamais que 41,83 euros par mois ? Certes, mais ils viendraient bien à point pour certains petits pensionnés, contraints de compter leurs maigres sous. Et n’oublions pas que ce bel argent sert aussi à payer les 700 parlementaires européens (sur 766), régulièrement absents aux débats et payés à ne rien faire. Et puisque nous parlons de pension, vos 502 euros servent à payer les pensions des eurocrates… qui viennent de s’augmenter dans la plus grande discrétion : plus de 9.000 euros de pension mensuelle !

F.M.

Commentaires