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Dans les médias, on nous répète que le Pacte est non-contraignant et conforme aux lois, ainsi qu’aux aspirations du peuple belge. Vraiment ?

En début de semaine, la N-VA exprimait son refus de signer le Pacte mondial sur les migrations. Problème : ce n’est pas au Secrétaire d’État à l’Asile et à l’Immigration N-VA, Theo Francken, que revient cette prérogative, mais au ministre de la Coopération au développement, le libéral Alexander De Croo (OpenVLD). Lequel se déclare favorable au texte, à l’instar du vice-premier ministre CD&V, Kris Peeters. Une fois de plus, la N-VA se retrouve isolée au sein du gouvernement Michel…

Dans la presse, les défenseurs du Pacte passent à l’offensive et disséminent leurs arguments : l’accord est non-contraignant, conforme à la Loi belge et permet de lutter plus efficacement contre l’immigration illégale, disent-ils. Un argumentaire fallacieux, que Le Peuple démonte point par point.

« Le Pacte est non contraignant »

C’est vrai, en théorie. Dans la pratique, c’est plus compliqué.

Le Pacte n’est pas un traité, donc il n’engage pas la responsabilité juridique des États signataires. Mais à plus long terme, le Pacte pourrait être intégré à la « coutume » internationale, et avoir des effets de droit. N’importe quel juge activiste pourrait alors invoquer ce texte pour infléchir les politiques migratoires de la Belgique, contre la volonté du peuple belge.

« La législation belge est conforme à ce qui se trouve dans le Pacte »

Justement. Le peuple aimerait changer cette législation pour la rendre plus restrictive en matière d’immigration. Une majorité de Belges approuvent l’enfermement des familles avec enfants avant expulsion. Une mesure parmi tant d’autres que l’adoption du Pacte rendrait inopérante.

« Le Pacte contient beaucoup d’éléments qui peuvent aider la Belgique dans sa politique migratoire, notamment pour lutter contre l’immigration illégale »

Le Pacte entend effectivement lutter contre l’immigration illégale… en la rendant de facto légale. C’est précisément la raison pour laquelle la N-VA, le Parti Populaire et d’autres s’y opposent. Cet accord s’applique indifféremment aux migrants légaux et illégaux, et contribue donc à brouiller la frontière entre les deux.

Le peuple belge ne doit pas se laisser berner par le discours trompeur des défenseurs du Pacte. Cet accord est un moyen de pression que les pays du sud, les juges et les eurocrates pourront utiliser à tout moment pour forcer les nations européennes à ouvrir un peu plus leurs frontières. Si la N-VA n’arrive pas à convaincre Charles Michel de revenir sur sa promesse de signer le Pacte, espérons au moins que les électeurs francophones n’oublieront pas de sanctionner le MR en mai prochain.

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