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Cette fois, la Commission européenne lève le masque et annonce à grand renfort de publicité qu’elle va sévir – au nom sans doute de la « démocratie » – contre les états d’Europe centrale, le groupe de Visegrad, qui refusent d’accepter le moindre migrant sur leur sol. Il s’agit avant tout de la Pologne, de la Hongrie, de la Tchéquie et de la Slovaquie.

Le président de la Commission Jean-Claude Juncker et son commissaire à la Migration, le grec Avramopoulos, qui veulent imposer de force des quotas de migrants aux pays d’Europe centrale: une honte!

La Commission européenne décide donc « au nom des Européens » de s’opposer aux gouvernements élus démocratiquement dans leurs pays respectifs. Cette décision restera dans l’Histoire comme le début de la fin de la structure actuelle de l’Union.

La Commission européenne déclare que les Etats européens qui refusent d’accueillir des pseudo-réfugiés débarqués illégalement en Grèce et en Italie doivent se conformer à la décision de la Commission, avalisée par le Parlement européen. “La relocalisation n’est pas un choix”, a insisté ce mardi Dimitris Avramopoulos (photo de tête), le commissaire en charge des migrations, avant d’annoncer que des procédures d’infraction allaient être lancées contre la Hongrie, la Pologne et la République tchèque. “Ce sont trois Etats membres qui n’ont rien fait depuis un an et demi” pour alléger la pression migratoire qui pèse sur les pays aux frontières de l’UE.

L’Europe centrale refuse d’accueillir des dizaines de milliers de jeunes migrants musulmans. Il y aurait une majorité similaire si on osait poser la question par referendum aux Belges. On ne le fera pas! L’Union européenne n’est plus une démocratie

Pour rappel, l’Europe a accepté près de 2 millions de migrants à l’heure actuelle – sur décision unilatérale de la Chancelière Merkel en Allemagne, suivie de quelques bizounours de premier plan comme Charles Michel, le Premier ministre belge. Ils ont accepté tous les migrants clandestins – pour la plupart de jeunes hommes musulmans, qui comportaient dans leurs rangs des terroristes passés depuis à l’action. Ces décisions n’ont jamais été approuvées par les citoyens de l’Union, dont on sait par de multiples sondages qu’ils sont opposés à cette invasion (voir article sur la Pologne où 74% des citoyens disent non).

Les dirigeants des pays européens de l’Est, regroupés au sein du groupe de Visegrad sont en phase avec l’électorat et refusent de se laisser dicter une politique d’immigration par les fonctionnaires non-élus de Bruxelles, soutenus par Merkel, Macron, Charles Michel et quelques autres.

Nombreux d’ailleurs sont les autres Etats membres qui n’ont pas respecté leurs engagements pris en 2015, au plus fort de la crise migratoire, d’accueillir des migrants. La Belgique, par exemple, n’a relocalisé que 16 % des 3 812 demandeurs d’asile qu’elle s’est engagée à accueillir. Au niveau européen, seulement 12,5 % des relocalisations promises ont été mises en oeuvre, soit 20 869 personnes sur les 160 000 visées au départ.

Mais la Pologne et la République tchèque ont officialisé leur refus de relocaliser des réfugiés après en avoir accueilli douze pour la Tchéquie et zéro pour la Pologne. Côté polonais, le président conservateur polonais Andrzej Duda a même annoncé jeudi qu’un référendum sur le sujet pourrait être organisé en Pologne en 2019.

Le ministre des Affaires étrangères polonais Witold Waszczykowski a donc dénoncé ce mardi les procédures d’infractions annoncées par la Commission comme étant “un chantage et un comportement non européen”. Un discours repris en cœur par son homologue hongrois, dont le pays ne s’est jamais engagé à relocaliser la moindre personne.

Aux côtés de la Slovaquie – qui a pourtant promis de respecter ses engagements –, la Hongrie a même porté plainte contre le système de répartition des réfugiés par quotas devant la Cour de justice de l’UE (CJUE). Celle-ci a commencé à délibérer sur le sujet en mai. En attendant, la Commission rappelle que “la décision du Conseil [d’adopter un plan de relocalisation] est une loi européenne contraignante pour tous les Etats membres”.

Tous, à l’exception du Royaume-Uni, de l’Irlande et du Danemark, qui bénéficient “d’une option de retrait”. Pour le reste, “porter l’affaire devant la Cour n’entraîne pas un effet suspensif. La décision du conseil reste contraignante à moins que la Cour n’en décide autrement”, a tranché le commissaire grec.

Les procédures d’infraction visant la Pologne, la Hongrie et la République tchèque seront donc déclenchées mercredi. Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker et le commissaire Avramopoulos ont le culot de déclarer qu’ils “espèrent que la raison et l’esprit européen prévaudront”.

Le Parti Populaire belge s’associe au refus de la Pologne, de la Tchéquie, de la Slovaquie et de la Hongrie et apporte tout son soutien à leurs dirigeants. Une Europe qui essaie d’imposer des décisions erronées et impopulaires comme celles-là, nous n’en voulons pas.

C.T.

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