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Il est à peu près certain que la Terre ne connaîtra pas de troisième guerre mondiale à cause du petit poussah, Kim Jong-un, maître de Pyongyang, capitale de Corée du Nord. Mais personne n’est à l’abri d’un coup de folie ou d’un geste désespéré. Les armes et les troupes sont là pour déclencher l’enfer.

Pays exsangue, après sept vagues de sanctions décidées à l’ONU depuis les premiers essais nucléaires de 2006, le dernier bastion stalinien au monde n’en dispose pas moins d’un impressionnant arsenal guerrier.

Outre un armement nucléaire, que personne ne peut évaluer avec exactitude, la Corée du Nord dispose de 1,02 millions de soldats prêts au combat. En comparaison, l’armée américaine compte 409.000 militaires actifs, et la Chine, 1,6 millions. Ajoutons-y les 240.000 Russes, aussi concernés par un éventuel conflit en Asie.

Kim Jong-un assiste à un essai de tir de missile balistique, effectué par un sous-marin en mer de Corée. Photo transmise non datée par l’agence de presse officielle coréenne le 9 mai 2015.

La Corée du Nord, ce sont :

– 545 avions de combat (USA: 1.442 ; Chine : 2.306 ; Russie : 1.090)
– 4.060 chars de combat (USA : 2.384 ; Chine : 7.190 ; Russie : 2.700)
– 286 hélicoptères de combat (USA : 5.437 ; Chine : 1.069 ; Russie : 854)
– 73 sous-marins (USA : 73 ; Chine : 61 ; Russie : 62)
– 3 navires de guerre (USA : 88 ; Chine : 73 ; Russie : 34)

Ces chiffres sont communiqués par leCenter for Strategic and International Studies (organisation internationale) et confirmés par l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques).

C’est dans leur rapport de 2016 que l’on apprend que le budget militaire des USA s’élève à 611,2 milliards de dollars (en hausse en 2017), et ceux de la Chine et de la Russie, respectivement à 215,2 milliards et 69,2 milliards. On ne dispose pas de chiffres fiables pour la Corée du Nord. Le nombre impressionnant de militaires nord-coréen s’explique par le fait que la carrière militaire est pratiquement la seule offrant une vie décente à la population locale.

Kim Jong-un fanfaronne, Donald Trump s’énerve, Xi Jinping et Vladimir Poutine plaident en faveur du dialogue, tout en mettant en garde les États-Unis contre toute aventure militaire. La Chine ne lâchera pas la Corée du Nord, la Corée du Sud et le Japon seront les premières victimes en cas de conflit armé. Une solution devrait être négociée entre les USA et… la Corée du Nord. Ce qui n’est pas encore à l’ordre du jour.

Une chose est sûre : si la poudrière asiatique venait à exploser, il faudrait espérer qu’un missile nord-coréen ne frappe pas Bruxelles – ce qui, selon les spécialistes américains, est théoriquement possible, puisque le missile intercontinental Hwasong 14, lancé le 26 juillet dernier, aurait une portée théorique de 10.000 kilomètres.

Tiens, à propos… Qu’ont prévu les 6 gouvernements et 7 parlements belges pour protéger la population ?

La Rédac’

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