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La toute première crèche en Belgique a ouvert ses portes en décembre 1845, à Bruxelles dans une maison de la rue aux Laines. Depuis 1919, l’Oeuvre Nationale de l’Enfance (ONE, rebaptisée « Office de la Naissance et de l’Enfance », car « national » est devenu un mot tabou…) a pris en charge ce secteur… et l’a détourné de ses premières destinations.

Au départ, les crèches ont été créées par des associations philanthropiques, désireuses de venir en aide aux femmes qui travaillaient. A la fin de la Première Guerre mondiale, qui s’est soldée par une ignoble boucherie dans les rangs des soldats, le travail féminin devint plus nécessaire que jamais pour relancer l’économie du pays.

C’est pourquoi, en 1919, le gouvernement de l’époque (présidé par Léon Delacroix) s’empressa d’inaugurer un réseau de crèches dans l’ensemble de la Belgique. Au départ, les crèches veillaient à la santé des enfants, très menacées en ces temps troublés par des maladies telles que la tuberculose, la diphtérie et autres maladies très souvent mortelles et entretenues par la malnutrition.

Après la Deuxième Guerre mondiale, le travail féminin devint indispensable pour l’équilibre budgétaire des familles : nous entrions dans la société de consommation à l’américaine et le « confort moderne » (frigo, télévision, cuisines équipées, automobile, télévision…) avait un prix plutôt élevé. D’où une demande accrue pour l’accueil en crèche.

La Belgique unitaire a consenti d’immenses efforts pour construire des crèches et former des personnels de qualité.

IL EST ANORMAL QUE LES CRECHES SOIENT OCCUPEES PAR DES ENFANTS DONT LA MAMAN NE TRAVAILLE PAS ET NE S’OCCUPE GUERE DE LEUR EDUCATION…

Tout cela serait très bien si, dans les grandes villes (Bruxelles, Charleroi, Liège, Verviers…),l’utilisation des crèches n’avait pas été détourné de ses buts initiaux. Aujourd’hui, les crèches sont devenues, trop souvent, des lieux de confort pour femmes qui ne travaillent pas.

Les enfants placés en crèche sont issus des nouvelles populations, où la natalité explose. Ce sont aussi les populations qui, pour diverses raisons, contribuent le moins aux caisses sociales. La preuve en est que dans les villes précitées, les CPAS doivent subvenir aux besoins de ces familles eta quittent souvent les droits d’inscription dans les crèches.

Il n’est pas normal de voir ces mamans arpenter les rues commerçantes de Bruxelles ou les buvettes d’enseignes telles qu’Ikea pendant que leurs enfants sont confiés aux crèches. Pas étonnant qu’avec le temps libre dont elles disposent, ces femmes sont les premières à se présenter aux inscriptions dans les crèches !

Tout cela, au détriment des mamans qui travaillent et n’ont pas le loisir d’arriver les premières aux inscriptions. Elles sont donc forcées d’inscrire leurs enfants dans des crèches

privées, qui dévorent une bonne partie des salaires du ménage. C’est tout à fait anormal et à la limite de la discrimination.

Des mères sans travail suivent-elles des « formations » au Forum ou chez Actiris ? Que ces deux institutions prévoient un accueil pour leurs enfants. Des entreprises privées le font bien…

Un retour aux fondamentaux des crèches se révélerait profitable aux crèches privées. Le PARTI POPULAIRE propose de ne plus les assommer de règlements et d’impôts les obligeant à pratiquer des tarifs considérés comme trop élevés. Avec les conséquences vécues par les crèches d’Arlon, qui ferment les unes après les autres. Elles ne supportent plus la concurrence des crèches grand-ducales. Le Grand-Duché a instauré le système des Chèque Service Accueil (CSA) qui rend les crèches luxembourgeoises plus accessibles que les belges.

Dans son programme, le PARTI POPULAIRE a remis les mamans qui travaillent au centre du système des crèches. Une plus grande rigueur dans les missions de cet accueil pour les plus petits doit se manifester, afin de supprimer les injustices. Ce sera au bénéfice des mamans, des familles et aussi du personnel des crèches ! 

A.D.

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