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A première vue, cela semble bien inspiré. Si on y regarde de plus près, c’est à nouveau une attaque contre les gens qui travaillent et une démarche démagogique en faveur des assistés perpétuels.

De quoi s’agit-il ? Alda Greoli (CDH) est la ministre wallonne en charge de la petite enfance. Elle veut diminuer le coût de « l’accueil de la petite famille » (en français : l’accueil dans les crèches) pour une majorité des ménages et faire payer plus cher les parents plus aisés.

A entendre tous nos ministres, nous vivons dans un pays de gens riches. Visés : les familles qui gagnent correctement leur vie, tout en n’appartenant pas aux classes aisées.En d’autres termes, les familles où papas et maman travaillent.

Lorsque les partis traditionnels parlent de « gens aisés », il faut comprendre : les familles où le revenu atteint 2.000 euros par mois. Encore une fois, les citoyens de la classe moyenne devront cracher au bassinet.

Encore faut-il savoir ce que l’on entend par « ménage pauvre ».En majorité, des familles émargeant aux aides sociales, allocations, CPAS, etc.

Rappelons quelques règles simples à la ministre, qui n’est pas connue pour sa maîtrise des dossiers – on l’a encore vu dans celui des subsides aux théâtres et au secteur culturel, qui reste un beau fiasco du gouvernement wallon et du CDH, en particulier.

1. PRIORITE AUX MAMANS QUI TRAVAILLENT. On oublie trop souvent que le système des crèches s’est développé dans l’immédiat après-seconde-guerre-mondiale. Les femmes firent une entrée en masse (aussi nécessaire que juste) dans le monde du travail. Aux même moment, les familles dites « nucléaires » (papa, maman, les enfants) sue multipliaient et remplaçaient l’ancien cadre des familles où voisinaient plusieurs générations.

Il fallait donc trouver un moyen d’aider les femmes au travail, avec trop peu de temps à consacrer à leurs enfants. Parfois, des entreprises offraient un service de pouponnières à leurs employées et ouvrières (voir à ce sujet, l’historique de l’aide à l’enfance).

Aujourd’hui les crèches sont en surpopulation. Le plus révoltant, c’est qu’ils s’agit d’enfants dont la mère (voire le père) ne travaillent pas. Il n’y a plus de place pur les enfants issus de ménages qui travaillent et se voient ainsi contraints à rechercher des crèches privées, dont le coût monte facilement à 500, 600, voire 700 euros.

Le PARTI POPULAIRE défend deux idées force : la priorité doit être donnée aux mamans qui travaillent ; ce sont ces familles-là qu’il faut aider et non faire payer encore plus, au travers d’une politique qui exhale la démagogie à plein nez.

2. ON NE PEUT PENALISER LES MENAGES QUI TRAVAILLENT. Selon Alda Greoli, les autorités peuvent grever impunément les ménages courageux. C’est d’autant plus injuste que tout augmente : les factures énergétiques (électricité, gaz, chauffage, carburants…), le prix des denrées essentielles, les cotisations aux mutuelles – faut-il citer la longue liste des augmentations du coût de la vie, alors que les salaires progressent très timidement ?

Comme d’habitude avec les partis traditionnels, c’est dans le portefeuille de la classe moyenne que les gouvernements cherchent les moyens de leurs politiques. Pour eux, les ménages actifs de la classe moyenne sont déjà des « riches ».

Faut-il pour autant ignorer les « pauvres » ? Evidemment, non – pour autant qu’ils soient vraiment pauvres. Si la main ne travaille pas, elle a tout loisir de garder et d’éduquer ses enfants à la maison. La prospérité de la Belgique s’est bâtie grâce aux femmes qui travaillaient ET élevaient leurs enfants dans des conditions autrement difficiles que ce que l’on connaît actuellement.

Chaque cas présenté comme relevant de la pauvreté doit faire l’objet d’une enquête sociale sérieuse permettant de statuer sur l’opportunité, ou non, d’accorder une ou plusieurs places dans les crèches – après l’accueil des mamans qui travaillent.

3. EN APPLIQUANT LES REGLES, NUL BESOIN DE DEFAVRISER LA CLASSE MOYENNE. En revenant aux fondamentaux de l’aide à l’enfance (voir plus haut), nombre de problèmes se verraient déjà réglés. Et puisque l’on crée des centres d’aide à propos de tout et n’importe quoi, proposons des structures de formation à l’éducation des enfants pour les mamans ne travaillant pas et parfaitement disponibles pour garder leur progéniture à la maison.

Le projet de la ministre Greoli est donc totalement injuste et se révèle une atteinte de plus au bien-être des familles appartenant à la classe moyenne. S’opposer à cette infamie est donc le véritable enjeu.

A.D.

 

 

 

 

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