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Le seul avenir pour l’Europe ? Un noyau dur franco-allemand avec une Confédération carolingienne qui se rapproche de la Russie.

Pour nombre de médias allemands, le crépuscule de la chancelière Angela Merkel a déjà commencé après douze années de pouvoir. Selon le Süddeutsche Zeitung« subrepticement, son influence, son pouvoir et donc sa capacité à s’imposer s’amenuisent ». Quant au magazine Der Spiegel : « C’est un phénomène étrange que vit l’Allemagne. On négocie une coalition qu’aucun des partis concernés ne veut vraiment, et au même moment l’auréole du chef de gouvernement pâlit et sa puissance s’effrite. »

Du côté des partis politiques allemands, même constat. Selon le social-démocrate Carsten Schneider, « Merkel a été sévèrement touchée […] c’est une ambiance de fin d’époque ». De son côté, le chef des libéraux FDP Christian Lindner estime qu’il n’y a « aucune garantie de succès » des négociations. L’écologiste influent Jürgen Trittin est tout aussi pessimiste en évoquant les « embûches massives » à surmonter.

Quant à l’alliée bavaroise CSU, elle est déchaînée et souhaite récupérer ses brebis égarées ; elle réclame à cor et à cri un plafond pour endiguer l’immigration ; elle accuse Angela Merkel de faire le jeu de l’AfD en créant un grand vide sur son aile droite. Alexander Gauland, le chef victorieux de l’AfD, est encore plus direct et percutant : « Je pense que c’est le début de la fin de la chancellerie merkelienne. »

En France, Macron ne fait absolument rien pour endiguer la folle invasion de notre pays, tous les ans, par 300.000 immigrés. Il dit s’intéresser au problème de l’expulsion effective des clandestins, suite à l’affreux attentat boucherie des deux malheureuses jeunes filles à Marseille, mais on attend des actes !

Macron n’a jamais pratiqué que l’art de plaire dévirilisant de l’ENA, l’art d’utiliser ses relations avec de bons déjeuners dans la banque d’affaires Rothschild et l’art de plaire aux électeurs avec des propos ambivalents pour se faire élire. Mais il vient de confirmer, après l’affaire Villiers, ses lacunes pour le régalien et son manque de considération pour nos armées en rétrogradant, d’une façon stupide et gratuite, l’amiral Rogel dans la hiérarchie élyséenne. Macron dit aimer les armées, mais il déteste, en fait, les militaires dont il veut faire un simple outil de communication.

Son libéralisme financier naïf a pour corollaire l’absence de stratégie industrielle pour la France, qu’il veut noyer dans un grand magma européen comme on a pu le constater avec la faute gravissime et inacceptable du bradage d’Alstom à General Electric et à Siemens.

La triste réalité, c’est que les seuls véritables Européens qui aient apporté quelque chose de grand et de concret à l’Europe depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce ne sont pas des fédéralistes, droit-de-l’hommistes, centristes du style Macron, Raffarin, Merkel ou Juncker, mais bel et bien des hommes politiques de droite avec une vision tels que Konrad Adenauer et le général de Gaulle. N’oublions jamais que le Général se trouverait aujourd’hui à droite du FN sur l’échiquier politique français – d’où la confusion la plus totale pour l’électeur français, voulue et entretenue par la pensée unique hypocrite !

L’Europe, c’est une civilisation, pas un peuple, comme l’a très justement remarqué Pierre Manent lors d’une interview récente dans Le Figaro. Elle avance beaucoup mieux d’une façon réaliste et concrète avec des négociations entre États (Airbus, Ariane) qu’en confiant son destin à des structures technocratiques, fédéralistes, européennes, impuissantes, irresponsables et incapables mises en place par les ancêtres centristes de Merkel et Macron.

Le seul avenir pour l’Europe ? Un noyau dur franco-allemand avec une Confédération carolingienne qui se rapproche de la Russie et des dirigeants charismatiques libéraux-conservateurs de droite !

Source: http://www.bvoltaire.fr/deja-debut-de-fin-centristes-europeens-merkel-macron/

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