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Tous les pays d’Europe occidentale sont assiégés de demandes d’asile. En 2015, 44.760 demandes d’asile avaient été enregistrées en Belgique. La grande majorité de ces demandes ont été acceptées. Le nombre de demandeurs d’asile est redescendu en 2016 à 18.710 personnes. Cela reste très élevé, le problème étant le regroupement familial, qui amène dans les années suivantes plus de 4 personnes par demandeur d’asile accepté, soit 5 personnes au moins à charge de notre société, pour chaque demande d’asile acceptée. Nous sommes « un pays riche », le contribuable paiera pour eux…

Dirk Van en Bulk se félicite d’avoir accordé un nombre record de droits d’asile en 2016.

Dirk Van den Bulck, le commissaire général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA) qui traite les demandes se félicitait en début d’année, que: « durant les presque 30 ans de son existence, le CGRA n’avait jamais pris autant de décisions qu’en 2016. » Jamais autant de décisions positives n’ont été prises. « Plus de 15.000 personnes ont reçu un statut de protection en Belgique l’année dernière, parmi lesquelles environ la moitié de Syriens » avait précisé le commissaire général, en s’en félicitant.

La diminution en 2015 est due au tarissement de la route par la Turquie et la Grèce, et donc à la diminution de « réfugiés » d’Afghanistan, de Syrie et d’Irak. Alors qu’en 2015, ces trois pays représentaient 63 % de l’ensemble des demandes d’asile introduites en Belgique, ils ne représentent plus que 35 % de l’ensemble des demandes en 2016. L’Afghanistan, la Syrie et l’Irak restent les 3 premiers pays d’origine des demandeurs d’asile en 2016. La Guinée et la Somalie complètent ce top 5.

Et si on accordait à tout qui le demande le droit d’asile, aux frais des Belges? Ce ne serait pas une bonne idée? Une belle régularisation de masse comme on en a déjà connu plusieurs…

L’Union européenne est toujours aussi incapable de gérer l’afflux des réfugiés et nous ne devons la réduction des arrivées des migrants qu’aux mesures prises unilatéralement par la Turquie.

Le nombre de refus de l’asile est lui aussi en hausse au CGRA… Du coup, les migrants et les avocats d’extrême gauche, payés en général pro deo par nous tous, qui défendent les migrants contre l’état belge, rentrent des demandes multiple, souvent dans une autre langue, pour gagner du temps, encombrer l’administration et le CGRA et empêcher que les migrants déboutés du droit d’aile reçoivent leur OQT (ordre de quitter le territoire).

La preuve que ces demandes multiples n’ont aucune raison d’être, est que – selon le CGRA – 74,4% de ces demandes sont rejetées, après examen approfondi évidemment. Ces demandes multiples sont le fruit d’une de ces directives européennes nuisibles pour les citoyens européens, qui imposent que les états consacrent un temps fou et des moyens financiers à traiter ces dossiers qui devraient pour la plupart « voler au bac » sans autre traitement.

Des demandeurs d’asile en attente d’entrer par la grande porte dans nos sociétés, aux frais du contribuable. Bienvenue

On voit fréquemment des migrants rentrer leur neuvième demande ! Ce taux de refus ne cesse d’augmenter, tant les dossiers sont nuls et il n’y a pas d’éléments nouveaux invoqués par la personne. Certains ont tendance à considérer que l’introduction d’une nouvelle demande d’asile équivaut à introduire un recours à l’encontre d’une décision précédente. Or, ce n’est pas du tout le cas.

La situation de la Belgique en matière de recours multiples est la pire d’Europe ! L’année passée, au total, l’Europe a reçu 1.291.785 demandes d’asile, dont 1.235.335 premières et 56.450 multiples.

Pour le CGRA, “un demandeur qui reçoit une décision négative à sa demande d’asile a la possibilité d’introduire un recours devant le Conseil du contentieux des étrangers (une juridiction administrative indépendante) et ne devrait donc pas introduire une nouvelle demande d’asile. »

Cet énorme foutoir est dû à la volonté de fait de nos politiques de protéger les migrants arrivés illégalement en Belgique, en leur accordant des droits et des recours qui n’ont pas lieu d’être. Au nom des « Droits de l’Homme », on a créé une machinerie inefficace et qui permet à des dizaines de milliers d’illégaux qui devraient être immédiatement expulsés manu militari, de rester en Belgique et le plus souvent, in fine, de disparaître dans la nature.

Theo Francken (NVA) avance mais avec une lenteur exaspérante.

Theo Francken, le secrétaire d’état à l’Asile et à la Migration (NVA) se dit conscient du problème posé par les demandes d’asile multiples. Le secrétaire d’État veut légiférer pour arrêter dette débauche de recours idiots. Il attend l’avis du Conseil d’État, qui doit se prononcer incessamment

La principale mesure envisagée est qu’il sera possible d’organiser un retour forcé dès la 3e demande d’asile. Quel miracle ! Plusieurs conditions sont requises pour un tel éloignement. Primo, la 2e demande doit avoir été aussi introduite en centre fermé. Secundo, celle-ci n’a pas été prise en considération par le CGRA (en raison de l’absence de nouveaux éléments). Quel immense progrès !

De plus, demander asile pendant un recours ou un appel sera impossible. Actuellement, quelqu’un peut redemander l’asile alors qu’il a introduit un recours devant le Conseil du Contentieux des Étrangers pour une demande précédente. “Cela peut causer des problèmes administratifs, estime le cabinet Francken. Les personnes déboutées devront attendre le résultat de leur recours ou de leur appel avant de rentrer une nouvelle demande.”

Et enfin, changer de langue pour une nouvelle demande d’asile ne sera plus permis. Allelujah ! Theo Francken appelle cela très justement le “shopping linguistique”. Des personnes déboutées de l’asile tentaient d’obtenir la protection internationale en rentrant un dossier dans une autre langue.

Il faut arrêter d’urgence ce cirque et expulser ceux qui doivent l’être après le premier et unique refus de l’asile, en supprimant si possible tout recours. C’est à croire que nos gouvernants sont incapables de décider vite et clairement de quoi que ce soit. En attendant, ce sont les Belges qui paient leurs âneries.

C.T.

 

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