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L’installation d’éoliennes, où que ce soit sur la planète, ne répond à aucune logique, ni verte ni économique. Peu nombreuses, elles ne dérangent qu’un peu, mais nombreuses, elles tuent l’économie d’un pays tout en le polluant.

éoliennes : du ventEn Europe, le motif invoqué pour l’installation d’éoliennes s’appelle « les directives de la Commission pour 2020 ». En Belgique, où les instructions de la Commission sont déjà satisfaites grâce aux centrales à pellets importés, aux éoliennes importées et aux panneaux photovoltaïques importés, les éoliennes continuent à se multiplier. Et le citoyen, qui paye cette gabegie, peut se demander pourquoi cet excès de zèle en Belgique et pourquoi cette folie en France, grand pays reconnu pour sa production d’électricité parmi les moins polluantes d’Europe.

Oui, la question doit être posée : pourquoi la multiplication de ces engins coûteux, au rendement si faible qu’ils ne peuvent survivre que grâce aux subsides de l’état, visibles et camouflés, pour chaque kWh produit? La question est d’autant plus pertinente que les éoliennes – prétendument une énergie « verte » – sont en réalité une source de pollution, comme commencent à s’en rendre compte les « champions de l’éolien » que sont le Danemark, l’Allemagne et le Canada.

Notre calcul ci-dessous démontre que, dans des pays produisant leur électricité avec des centrales à gaz, installer des éoliennes augmente la consommation de gaz et la pollution :

  • Un pays qui produit 100% de sa puissance nominale nécessaire avec de l’éolien doit ajouter 100% de cette puissance avec des centrales à gaz, pour compenser les manques de vent. Ces centrales ont un faible rendement, de 40% ou moins, mais aussi une grande souplesse qui les rend aptes à suivre les variations de puissance des éoliennes en fonction des caprices du vent (pouvant aller de « tout » à « rien »). Les éoliennes ne produisent ainsi que 20 à 25% de leur potentiel théorique : les turbines à gaz fournissent donc les 75 à 80% complémentaires. Précisons que les éoliennes tournent presque tout le temps, mais le plus souvent en ne produisant qu’une puissance quasi nulle.
  • Un pays pourrait aussi s’équiper à 100% de centrales à turbine gaz-vapeur, qui ont un excellent rendement, proche de 60%. Mais ces centrales sont incapables de suivre le rythme imprévisible des éoliennes : ce pays n’en installerait donc pas.
  • Etablissons le rapport de consommation de gaz entre le pays avec éoliennes et celui sans éoliennes (en prenant les chiffres les plus favorables à l’éolien) : (75% / 40%) / (100% / 60%) = 113% !

Le pays avec éoliennes consomme ainsi 13% de gaz en plus que celui qui n’a pas d’éoliennes… et donc émet 13% de CO2 en plus! La différence serait d’ailleurs pire pour tout autre combustible fossile. Rappelons, en outre, que la construction d’éoliennes nécessite 8 fois plus de béton et 4 fois plus d’acier que celle d’un réacteur nucléaire EPR!

Les éoliennes de Don QuichotteConclusion : un pays sans éoliennes consommera toujours moins de gaz qu’un pays avec éoliennes. De plus, les centrales au gaz ont très mauvais rendement à bas régime et quand celui-ci varie, cela aggrave lourdement l’écart calculé ci-dessus, abaissant bien en-deçà des 40% théoriques le rendement des centrales souples accompagnant les éoliennes. Et plus le rendement est faible, plus la pollution est grande !

Ainsi, un pays installant des éoliennes est non seulement une catastrophe économique, c’est en plus une catastrophe écologique! Et ceci quoi que l’on fasse comme progrès dans ces technologies…

Claude Brasseur

Note : une version succincte de cet article a été envoyée en lettre ouverte à tous les ministres belges chargés de l’énergie et de l’environnement.

Source : http://addeurope.org/des-eoliennes-pour-polluer-plus/2146?lang=fr

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