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Allahu Akbar ! Vers 20h20, un homme d’une trentaine d’années a attaqué trois de nos militaires en patrouille avec un couteau. C’était au centre de Bruxelles, boulevard Jacqmin. Il a été abattu. Le parquet fédéral n’a pu faire autrement que de qualifier cet incident de «terroriste».

L’homme, un jeune Somalien arrivé en Belgique en 2004, était devenu Belge après onze ans. Il habitait Bruges ; niveau d’intégration : zéro. Il était connu de la police mais pas pour sa « radicalisation ». Il était armé d’un couteau, avait deux Corans sur lui et un revolver postiche. « Il s’agit d’un acte isolé », s’est empressé de déclarer le parquet de Bruxelles. Le bourgmestre de Bruxelles parlait, lui, d’un « individu » pour éviter de devoir mentionner l’évidence du terrorisme islamique.

Deux des militaires ont été légèrement blessés. Ils étaient bien évidemment en état de légitime défense, n’en déplaise à la RTBF et la presse qui se posent des questions sur les règles d’engagement, sur le fait de savoir s’il est bien normal que nos militaires aient des armes de guerre en rue, etc… C’est tout juste si ces Messieurs Dames les journalistes ne laissent pas entendre que les militaires armés en rue, c’est de la provocation des pauvres musulmans… Nous avons 1.100 soldats qui appuient nos policiers aujourd’hui et ils sont malheureusement indispensables…

Attaque au sabre devant Buckingham Palace: là aussi le but terroriste est admis…

À Londres, une heure plus tard, un homme a été arrêté après avoir attaqué des policiers devant le palais de Buckingham Palace, la résidence de la reine Elizabeth II, absente ce soir-là, a annoncé la police. Il était en possession d’un sabre. Les deux agents ont été légèrement blessés au bras.

Là aussi, la police a rapidement identifié l’homme, provenant de Luton (centre de l’Angleterre), a révélé qu’il s’agissait d’un « attentat terroriste » mais la police et les politiques n’ont pas donné son nom. Comprenez qu’il s’appelle plus probablement Mohamed que John… Les policiers parlent d’un acte isolé…

On va bientôt nous servir le couplet des « déséquilibrés » qui, inexplicablement, suivent les instructions de l’Etat Islamique et attaquent des Occidentaux en Europe, à l’arme blanche ou comme à Barcelone, au véhicule-bélier (15 morts en Espagne) ou à Turku en Finlande, où un jeune Marocain, refusé à l’asile, a tué 2 femmes et en a blessé 6 autres en criant Allahu Akbar. Il a fallu plus de trois jours (!) pur que la ministre de l’Intérieur admette qu’il s’agissait d’un acte terroriste. On nage dans le mensonge surréaliste par omission.

La paix avec les terroristes islamistes? Une naïveté délirante

Ce samedi soir, le roi Felipe VI d’Espagne participait à une grande manifestation dans les rues de Barcelone, contre le terrorisme. Les mots d’ordre était « Nous n’avons pas peur ». Cela peut se comprendre. Mais ce qui est sidérant, c’est de lire l’autre slogan de la foule: « une seule réponse, la paix ». La paix avec les djihadistes ? Avec l’islamisme militant ? Au fou !

C’est la même sottise qui a mené Hitler au pouvoir pour la génération précédente.

Comme l’écrit Renée Fregosi, philosophe et politologue française, Directrice de recherche en Science politique à l’Université Paris-Sorbonne, après chaque attentat, ce sont les mêmes scènes de pleurs et de prières œcuméniques, bougies, fleurs et peluches étalées sur le bitume, minute de silence pour les victimes, appels à la paix et au «vivre ensemble».

Cherche-t-on à détourner les futurs candidats djihadistes de leurs funestes projets en les convertissant au « peace and love »? C’est aussi absurde que de tenter de trouver une thérapie psychiatrique miracle pour tous ces «déséquilibrés», ces «malades mentaux» que seraient les terroristes! Certes pour planifier l’assassinat de milliers d’inconnus qui ne leur ont pas fait d’autre offense que de vivre hors des règles rigoristes de leur islam, faut-il que ces islamistes soient fous.

Comme présentaient des profils psychopathes grand nombre de hiérarques et d’exécuteurs nazis. Mais combien de milliers d’autres SS, soldats de la Wermarch «ordinaires» et simples civils allemands ont-ils participé de cette «folie collective»? Pourtant ce n’est pas par la cure psy que l’on a vaincu le nazisme agresseur, mais par les armes et la résistance intellectuelle.

Mutatis mutandis, face au totalitarisme islamiste, les islamo-gauchistes complaisants et les foules européennes sidérées par les attentats et les horreurs de Daesh, reproduisent le même type d’attitude irresponsable que leurs aînés face au nazisme. Négation ou sous-évaluation de la menace, minimisation des attaques, compassion et incantations pacifistes bêlantes, voire victimisation des auteurs d’attentats ayant prétendument subi les humiliations non plus du traité de Versailles mais de la colonisation, de l’exclusion, de la stigmatisation, et bien sûr de «l’islamophobie».

C.T.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/08/25/31003-20170825ARTFIG00269-face-a-l-islamisme-certains-reproduisent-les-erreurs-de-leurs-aines-face-au-nazisme.php

Renée Fregosi est une philosophe et politologue française. Directrice de recherche en Science politique à l’Université Paris-Sorbonne-Nouvelle, elle a récemment publié Les nouveaux autoritaires. Justiciers, censeurs et autocrates (éd. du Moment 2016)/

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