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L’Allemagne estime qu’elle dépensera plus de 1 100 milliards  de dollars dans son plan «Energiewende», « la Transition Energétique » allemand pour stimuler la production d’énergie verte et lutter contre le réchauffement planétaire. Mais le plan n’a pas atteint l’objectif du gouvernement de réduire massivement les émissions de dioxyde de carbone (CO2).
«Les décideurs politiques pourraient être tenté de  continuer à aller vers une catastrophe économique», a écrit le Dr Fritz Vahrenholt, président de la Fondation allemande pour la protection de la faune, dans un rapport publié par la Global Warming Policy Foundation. «Pour faire sérieusement repartir sur des bonnes voies , il faudrait avouer que « la Transition Energétique Allemande » est  une erreur stratégique, avec des conséquences imprévisibles pour l’establishment politique actuel».

Le choix massif pour l’éolien, mène l’Allemagne droit dans le mur

Fritz Vahrenholt estime que les subventions allemandes en faveur des pseudo-renouvelables non fiables déséquilibrent le marché de l’électricité, rendant celle-ci bien plus coûteuse.

Bien que les énergies renouvelables génèrent déjà un coût supplémentaire pour les consommateurs d’énergie de l’ordre de 27 milliards de dollars par an, il n’y a pas de parti politique en Allemagne qui ose s’opposer à cette politique au Parlement. La majorité de la population allemande la soutient aussi, parce qu’elle croit qu’elle sauve le monde d’une «catastrophe climatique», a ajouté Fritz Vahrenholt.

Manifestation contre le nucléaire à Cologne: les Allemands croient sauver la planète...
Manifestation contre le nucléaire à Cologne: les Allemands croient sauver la planète…

Cette  politique énergétique de l’Allemagne  l’a déjà obligée à injecter 548 millions de dollars pour subsidier les parcs éoliens. L’an dernier cette politique a été stoppée afin d’éviter d’endommager le réseau électrique du pays (trop forte variabilité de la production), selon un sondage mené auprès des compagnies d’électricité par le journal allemand Wirtschaftswoche.

« Aujourd’hui, les prix de l’énergie en Allemagne sont les plus élevés d’Europe (après le Danemark). Le prélèvement supplémentaire sur les factures d’électricité pour les énergies renouvelables atteindra un étonnant montant de 7,39 centimes / kWh en 2017, soit plus du double du prix du marché », a poursuivi Vahrenholt.
L’allemand moyen paie 39 cents par kilowatt-heure pour l’électricité en raison d’un soutien fiscal intense pour l’énergie verte. L’Américain moyen ne dépense que 10,4 cents le kilowatt-heure.
La volonté électoraliste de Merkel de sortir de l’énergie nucléaire a ouvert en grand la porte au charbon, qui fournit maintenant 44 % de l’énergie électrique de l’Allemagne, avec d’énormes émissions de CO2.

Les centrales au charbon (ici Ensdorf) compensent le démantèlement des centrales nucléaires: résultat, une augmentation énorme des émissions de CO2!
Les centrales au charbon (ici Ensdorf) compensent le démantèlement des centrales nucléaires: résultat, une augmentation énorme des émissions de CO2!

L’électricité d’origine nucléaire représentait 29,5 % de l’électricité en Allemagne en l’an 2000. La part a chuté à 17 % en 2015, et en 2022, le pays a l’intention d’arrêtre tous ses centrales nucléaires. Ce changement de politique a déjà entraîné une augmentation des émissions de dioxyde de carbone (CO2) de l’Allemagne de 28 millions de tonnes par an. Le gouvernement allemand avait  décidé d’abandonner l’énergie nucléaire après la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon a galvanisé l’opposition.

En raison des effets néfastes de ses politiques d’énergie verte, le gouvernement allemand prévoit de plafonner la quantité totale d’énergie éolienne à 40 à 45 % de la capacité nationale, selon un rapport publié plus tôt ce mois-ci par le journal allemand Berliner Zeitung.

RWE, l’une des trois plus grandes entreprises électriques allemandes, est au bord de la faillite en raison de ses investissements obligés dans l’énergie verte, selon le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. RWE a été forcé de fermer ses réacteurs nucléaires rentables et de construire des coûteuses centrales éoliennes et solaires.

Le bénéfice de RWE s’est effondré. La société tente de trouver des investisseurs pour éviter la faillite. Selon des commentateurs financiers, la société a 50% de chances de faire faillite dans les deux ans. L’Allemagne va bientôt se trouver confrontée à l’échec de sa politique énergétique des 10 dernières années.

C.T.

 

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