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Ce n’est pas nous qui le disons : les chiffres hallucinants de la vraie dette belge sont fournis par Eurostat, l’organisme officiel européen, qui examine et étudie les réalités des pays européens. Les dettes publiques et privées de la Belgique atteignent 296 % du Produit Intérieur Brut (PIB), c’est-à-dire l’ensemble des richesses belges. Rien que pour la dette de l’Etat, cela représente plus de 400 milliards d’euros. Si demain, les créanciers réclament tous ensemble le remboursement de leurs prêts, nous nous retrouvons plus pauvres que le plus pauvre pays du Tiers-monde !

Certes, les pourcentages et les chiffres astronomiques ne parlent pas à l’immense majorité des gens qui n’ont jamais vu à quoi ressemble 1 milliard d’euros. Clairement, c’est comme si vous empruntiez 30.000 euros à la banque en ayant une capacité de remboursement de 10.000 euros. Si la banque venait à exiger le remboursement intégral en une seule fois, il vous faudra tout vendre et espérer trouver un toit chez belle-maman. La belle-mère de la Belgique est aux abonnés absents.

Merci, les partis traditionnels ! Tous (PS, MR, CDH, Ecolo, DéFI) ont participé au pouvoir, tant au gouvernement fédéral qu’aux gouvernements des régions, des communautés, des provinces et des communes.

Tous ont participé au racket sur notre épargne. Tous auraient pu tirer la sonnette d’alarme. Tous auraient pu proposer d’appliquer des solutions d’urgence. AUCUN ne l’a fait !

Ils nous ont tous floués. Un exemple. L’Etat garantit le remboursement de notre argent, placé sur des carnets d’épargne. Il garantit aussi une partie de nos avoirs en banques, si celles-ci viendraient à ne plus pouvoir rembourser leurs clients – ce qui est déjà virtuellement le cas pour certaines d’entre elles – gare à la prochaine crise financière toute proche…

Menaces sur votre épargne

Cette « garantie de l’Etat » devient du pipeau. Comment voudriez-vous qu’un Etat belge, surendetté, puisse venir en aide aux épargnants, en cas de coup dur ? La seule possibilité pour la Belgique serait d’emprunter pour rembourser les épargnants lésés. Mais comme plus personne ne voudra prêter un kopeck à un Etat traînant une dette de 296 %, ce qui représente 400 milliards d’euros…

Encore faut-il se consoler en considérant ces 296 %. Certains économistes comptabilisent les obligations futures de la Belgique (pensions, remboursement de la dette publique, etc) et arrivent au chiffre d’endettement de près de… 665 à 800 %.

190 % secteur privé ; possibilité à 133 %. Dettes des ménages (immobilier en hausse).

D’où vient cette dette colossale ?

Dépenses sociales mal maîtrisées, gaspillages constants : ce sont des faits, mais ils ne représentent qu’une goutte d’eau dans l’endettement. Les réalités sont moins connues :

-la soumission des gouvernements belges aux folies de l’Europe : avant 1992, la Belgique pouvait emprunter à sa Banque Nationale, au taux de 0 %. Désormais, il leur faut emprunter aux banques, inscrites dans une logique mondialiste, chère à George Soros, dont la « société ouverte » (Open Society) l’est surtout aux banques – ce qui en dit long sur les projets de ce même Soros, se faisant passer pour un philanthrope !

Il est arrivé que la Belgique doive emprunter à des taux de 14 %. Entre 1992 et 2011, la Belgique a remboursé aux banques privées 313 milliards d’euros. Si elle avait emprunté à la Banque Nationale, à un taux de 1 %, elle n’aurait dû rembourser « que » 250 Milliards.

-Comme si cela ne suffisait pas, en 2008 et 2011, la Belgique a sauvé les banques, celles-là mêmes qui réclament des remboursements à des taux élevés ! Nos gouvernements successifs se sont donc montrés à la fois soumis aux diktats européens et au monde de la finance, dont on constate une peu plus chaque jour les manœuvres souvent frauduleuses.

-Car les banques sont aussi responsables de l’évasion fiscale de haut niveau : elles aident les capitaux à fuir la Belgique pour permettre aux grandes fortunes d’échapper à l’impôt. Il en va de même pour les « cadeaux fiscaux » accordés aux entreprises multinationales pour les attirer dans le pays ou pour les dissuader de le quitter. Cela signifie un manque à gagner pour les finances de l’Etat et… un alourdissement de l’impôt pour le citoyen honnête.

On ne confie pas son argent à des incapables !

En somme, cela signifie que les partis traditionnels se sont montrés, TOUS SANS EXCEPTION (on y ajoutera les équivalents flamands et la N-VA), incapables de gérer l’argent public en bons pères de famille. Ils laissent les pots cassés aux générations futures, qui seront plus pauvres que les citoyens de 2017.

Dans son Manifeste, le Parti Populaire apporte des solutions à court, moyen et long terme pour un assainissement des finances publiques et l’éradication de la plupart des dettes. Il exige la prise de contrôle des finances de l’Etat par les citoyens eux-mêmes et non plus par des parlementaires qui ont manqué à tous leurs engagements et, bien entendu, trahi toutes leurs promesses de « bonne gouvernance ».

Car il est évident que continuer à élire des incapables ou des vendus (étonnant, le nombre d’ex-politiciens, reconvertis dans le secteur bancaire ou dans les grandes multinationales…) revient à scier la branche sur laquelle nous sommes assis.

Une rupture avec le passé est urgente et ne peut bénéficier qu’aux citoyens belges, qui méritent mieux que les PS, MR, CDH, Ecolo et DéFI et PTB, qui achèverait de nous étrangler !

A.D.

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