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Article surréaliste dans La Libre et la DH (par raison d’économies, les deux quotidiens publient les mêmes papiers). Il s’agit de Dison, où le Parti Populaire a remporté 3 sièges. « Je suis inquiet« , laisse tomber Yvan Ylieff (PS), bourgmestre depuis… 45 ans. 

Avec 12,63 % des votes, l’équipe autour de Laurent Lorquet (il sera un des 3 conseillers communaux, avec Jenna Lecrenier et Eric Van Renterghem) a fait mieux que réussir une percée. Le poids de ces élus se fera sentir dans les six années à venir.

Aussitôt, La Libre a dépêché une enquêtrice sur ^place, question de comprendre ce qui s’était passé à Dison, comme on le ferait à la suite d’un tremblement de terre force 8. Surprise : les élus du Parti Populaire n’ont pas capitalisé sur la « peur de l’autre (l’immigré, on l’aura deviné) ». Ils ont même bâti leur notoriété sur un travail de terrain. Ils sont allé vers les gens, les ont écoutés et ont saisi leur détresse. Leur campagne électorale a été marquée par des thèmes environnementaux (pas besoin d’être Ecolo pour être vert), sociétaux (pas besoin d’être PTB pour comprendre les problèmes des gens), de bonne gouvernance (voir l’article ici).

Toutefois, pour Yvan Ylieff, le bourgmestre, les électeurs sont des laissés pour compte, des déboussolés, des habitués du CPAS (voir l’article cité ci-dessus).

Bravo, le mépris des petites gens ! Un  vrai socialiste, cet Ylieff. Il a été bourgmestre pendant 45 ans, a vu sa cité se détricoter, perdre ses industries (lainières, notamment) et des milliers d’emplois. La population s’est vue plongée dans la précarité, tandis que les socialistes chers à Ylieff ne faisaient rien pour remédier à cette situation.

Au contraire, suivant un scénario bien établi et maintes fois reproduit, le PS s’est servi du malheur des gens pour établir un clientélisme, dont le vrai but consistait à se maintenir au pouvoir. Disons en est un cas d’école.

En une campagne électorale, les élus PP ont fait ce qu’Ylieff n’a pas entrepris pendant 45 ans : proposer un programme d’avenir, efficace, réaliste, volontariste et dégagé de tout clientélisme.

Selon La Libre, « Dison est un terreau fertile pour les idées d’extrême droite« . La détresse des gens est donc, pour la péronnelle, un « terreau fertile » ; la misère imposée aux citoyens, ce serait un « terreau fertile ». Elle semble ne pas avoir compris que le « terreau fertile », ce sont les citoyens qui ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois, payer les factures d’électricité, dont le prix explose, notamment par l’incompétence des administrateurs choisi pour leur carte de parti. Le « terreau fertile », ce sont les gens que méprise Yvan Ylieff dans l’article de La Libre et depuis 45 ans d’ignorance des réalités de terrain.

Cette simple vérité échappe à Yvan Ylieff, comme elle lui a échappé pendant 45 ans de maïorat. C’est ça, la catastrophe de la vieille politique à laquelle s’accrochent les partis traditionnels. Ecouter les gens, aller vers eux, certains appellent ça de la bonne gouvernance. 

A.D.

La carte postale, reproduite ci-dessous, rappelle un temps où Dison était une ville florissante… avant Ylieff.

 

 

 

 

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