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Le président de la Knesset, Yuli Edelstein, a accusé mercredi les dirigeants européens de duplicité en soutenant leurs communautés juives locales à la suite d’attaques antisémites et de crimes de haine, alors même qu’ils accusent Israël de « crimes de guerre inventés ».

« Les efforts pour combattre l’antisémitisme et protéger les juifs d’Europe sont sincèrement appréciés », a déclaré Edelstein lors de la cérémonie internationale du jour de l’Holocauste à Bruxelles.

« Mais quel est le message quand les élus marchent avec la communauté juive un jour, et contre Israël le lendemain ? Quand les dirigeants embrassent un rabbin local en solidarité après un crime de haine et estiment ensuite que le Hamas est une voix légitime ? Quand une attaque est antisémite, et qu’Israël est accusé pour crimes de guerre inventés », a-t-il déclaré au Parlement européen.

« Ces messages contradictoires ne renforcent pas la confiance. Au lieu de cela, ils nous empêchent de respecter nos obligations communes », a-t-il ajouté.

Edelstein a accusé l’Europe en déplorant que le « sens de la mission de l’après-guerre s’est estompé », et a attiré l’attention sur les incidents anti-israéliens à travers le continent au cours de l’année écoulée qui ont dégénéré en antisémitisme, parmi lesquels les cocktails Molotov contre une synagogue suédoise et des rassemblements à Vienne, Londres et Berlin où les manifestants ont crié « Mort aux Juifs ».

Edelstein a reproché aux députés du Parlement européen de ne pas avoir condamné un concours de caricatures iranien sur l’Holocauste – destiné à favoriser la négation du génocide des Juifs – lors de leur récent voyage à Téhéran qui a coïncidé avec le concours.

« Je ne sais pas qui a participé au voyage, quels projets ont été faits ou quelles réunions ont eu lieu. Mais je suis sûr – corrigez-moi si je me trompe – qu’au cours de cette visite, personne n’a protesté contre le concours international de caricatures qui se déroulait à Téhéran pour primer la meilleure caricature niant l’Holocauste. »

La veille de son intervention, les membres du Parlement européen recevaient un groupe de parlementaires iraniens, qui furent interrogés à propos de la négation de l’Holocauste des dirigeants iraniens, de leurs déclarations et menaces.

Des groupes juifs et des politiciens israéliens ont critiqué le Parlement de l’Union européenne pour avoir accueilli Alaeddin Boroujerdi, qui préside le Comité pour la politique étrangère et la sécurité nationale du Parlement iranien, et sa délégation pour une visite de deux jours au Parlement à Bruxelles.

Boroujerdi a évité à plusieurs reprises de répondre aux questions sur de prétendus complots terroristes iraniens en Allemagne, visant à cibler des sites israéliens et juifs, ainsi que sur le déni de l’Holocauste. Il a cependant dit au Parlement européen que « nous (l’Iran) n’acceptons pas le régime sioniste », selon l’AJC.

Mercredi, Boroujerdi devait participer à un séminaire sur les relations bilatérales Iran-UE.

Dans une lettre adressée au président du Parlement européen avant la visite de la délégation iranienne, la Ligue anti-diffamation (ADL) a trouvé troublante l’invitation faite à un membre important du régime, compte tenu de son passé de promoteur du terrorisme et de sa participation à une conférence à Téhéran en 2014 pour promouvoir les négationnistes.

Dans son discours, Edelstein a également exhorté les pays européens à suivre les traces du président américain Donald Trump et à reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

« Je vous invite à faire de même », a-t-il déclaré.

Lors de sa visite à Bruxelles, M. Edelstein s’est également adressé mardi au Parlement belge à l’occasion de sa première commémoration officielle de l’Holocauste, en tant que premier représentant israélien invité à prendre la parole devant le corps législatif.

A cette occasion, il a également condamné le concours de caricatures iranien, notant la décision d’une ville belge d’honorer un enseignant qui a remporté le concours en mai 2016 pour un dessin où figuraient les mots « Arbeit macht frei » sur un mur avec des miradors – comparant visiblement la barrière de sécurité israélienne le long de la Cisjordanie aux portes d’Auschwitz.

Luc Descheemaeker (à gauche) a été distingué par la reine Pala de Belgique (en rose) pour son adaptation du roman graphique Maus d’Art Spiegelman, en 2002. (Crédit : Institut Sint-Jozefs/JTA)

« L’année dernière – après avoir remporté le prix – sa ville natale en Belgique l’a nommé ‘ambassadeur culturel d’honneur’ ». A en juger par sa caricature, cependant, je ne suis pas certain de la culture qu’il représente », a déclaré Edelstein.

Source Timesofisrael

Source: http://www.europe-israel.org/2018/01/le-president-de-la-knesset-yuli-edelstein-accuse-les-dirigeants-europeens-de-double-langage-solidarite-avec-les-juifs-et-legitimation-du-hamas/

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