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Après 9 années passées à la 1ère place, la Suisse n’est plus la plus compétitive au monde et n’est même plus que 4e, selon le WEF.

La Suisse n’est plus la plus compétitive au monde, pour la première fois depuis 2009, dans l’indice du Forum économique mondial (WEF) et ne figure qu’au 4e rang. En cause, une nouvelle méthodologie fait des Etats-Unis du président Donald Trump le numéro un.

En 2017, la Suisse avait même obtenu sa valeur la plus élevée dans cette liste dévoilée chaque année. Or, le rapport annuel publié mercredi la place au même résultat absolu, mais derrière les Etats-Unis, Singapour et l’Allemagne.

Certains s’étonnent du premier, quelques mois après la venue de M. Trump à la réunion du WEF. Celui-ci rejette ce lien et explique que la nouvelle méthode, établie avec 60% de nouveaux indicateurs, prend en compte les nouvelles technologies ou encore le capital social. La capacité à fabriquer des idées, la culture entrepreneuriale, l’ouverture et l’agilité constituent certains des nouveaux facteurs utilisés.

Elle n’arrive en première place dans aucun des 12 axes de l’indice. En revanche, parmi les près de 100 indicateurs, elle mène notamment ceux de l’efficacité des trains, du taux d’électrification par rapport à la population, du taux d’abonnements à Internet sur des appareils fixes ou encore de la dynamique de la dette.

Plus de 100 pays doivent innover

Elle est aussi première sur plusieurs composantes de formation et de politiques d’emploi. Plébiscitée pour ses innovations, la Suisse doit toutefois s’améliorer sur les tarifs commerciaux, la complexité des tarifs ou encore l’adoption des nouvelles technologies.

De leur côté, les Etats-Unis sont notamment salués pour le dynamisme des affaires, le marché de l’emploi et le système financier. Inquiétude selon le WEF, plus de 100 pays font face à une évaluation de moins de 50 sur 100 pour les processus d’innovation. Le président exécutif Klaus Schwab prévoit «une nouvelle division» entre ceux qui saisissent les changements sur cette question et ceux qui ne la comprendront pas.

Le rapport relève aussi que les pays qui appliquent des tarifs douaniers bas, recrutent des employés étrangers et collaborent sur l’application des brevets sont plus innovants. Autre donnée, des investissements dans le capital humain ou une fiscalité progressive ne constituent pas des obstacles à la compétitivité, explique l’organisation.

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