Print Friendly, PDF & Email

8.135.774 personnes participeront aux élections communales et provinciales du 14 octobre. Si les non-Belges d’origine européenne marquent peu d’enthousiasme pour participer aux élections, les étrangers non-Européens ont bien l’intention de peser sur le scrutin.Avec la complicité des partis traditionnels, qui multiplient les appels du pied.

En revanche, les ressortissants non-Européens, inscrits sur les listes d’électeurs, sont plus nombreux : ils étaient 14,02 % de leurs communautés, en 2012 ; ils seront 15,19 % cette année.

En Wallonie, les électeurs européens non-belges seront 25,88%, tandis que les non-Européens représenteront 20,47 % de leurs communautés. En Flandre, les chiffres selon t respectivement de 11,58 % et 9,5 %.

Le problème se situe à Bruxelles. Si dans les trois autres régions (chez les germanophones : 14,97 % d’Européens ; 2,78 % de non-Européens), le nombre d’électeurs non-Belges est en recul, dans la capitale, les chiffres augmentent sensiblement. Les Européens seront 16,75 % à voter, les non-Européens, 19,27 %.

Autrement dit, si on ajoute les 19,27 % de non-Belges d’origine extra-européenne aux électeurs belges de la même origine, on peut s’attendre à un vote très communautaire. Il devient manifeste que le vote communautariste sera une réalité. Ce qui explique l’empressement des PS, MR, CDH, Ecolo, DéFI et PTB à courtiser les populations issues de la diversité.

Il est évident que les 29.957 ressortissants hors-Union Européenne deviennent un vivier intéressant, qui peut faire la différence dans des élections aux résultats serrés. Si les partis traditionnels sauvent leur tête, ils le devront, certainement à Bruxelles, au vote des non-Belges et des non-Européens. 

Tous les chiffres cités peuvent être obtenus sur le site du ministère de l’Intérieur (https://ibz.be/).

Commentaires