Print Friendly, PDF & Email

« On va voir ce qu’on va voir ! ». Tel est le seul message qu’adresse Philippe Close (PS), bourgmestre de Bruxelles, à ses administrés. Quatre cents policiers supplémentaires vont être engagés et « tout va changer » (toujours d’après Close). L’avenir nous le dira. Mais la seule chose qui est sûre, c’est que ces recrutements vont coûter un pont (et pas un de ceux qui s’écroulent !). Et la facture sera présentée au contribuable. Et ces 400 nouveaux policiers ne sont pas la solution. Voici pourquoi.

Quand survient un problème, notamment dans le domaine de la sécurité, la seule réponse des politiciens est « Il nous faut plus de moyens » et « Il nous faut plus de personnel ». Et les communes en profitent pour accuser les régions qui, à leur tour, mettent le fédéral en cause. Si on peut taper sur la N-VA, on y va gaiement !

Sauf que ces postures sont authentiquement populistes.

Pas de moyens ? Mensonge ! Le secteur public avale 55 % du Produit Intérieur Brut (PIB), à savoir la richesse du pays. Selon Philippe Close, ce n’est pas assez ; il faudrait augmenter les moyens, ce qui signifie, dans toutes les langues du monde, augmenter les impôts !

Le problème, c’est que le moyens existants sont mal employés. Ce n’est pas en engageant 400 nouveaux policiers que Bruxelles va résoudre ses problèmes de sécurité. Au contraire, ces 400 recrues risquent de se courir dans les pieds, car les politiciens ne veulent pas supprimer les aberrations qui assurent de bonnes petites places aux copains.

6 zones de police qui se tirent dans les pattes

Aberrations ? Les voici. Pour une ville d’un peu plus d’un million d’habitants sur 161,4 km2, on dénombre 6 chefs de corps, 6 états-majors, 6 cellules de communication, 6 sites Internet. Tout ce qu’il faut pour se répartir les places entre le PS (la majorité), le MR et le CDH (beaucoup moins) et multiplier les problèmes.

Car ce saucissonnage en 6 zones permet aux dirigeants politisés de se détester et de se tirer dans les pattes. Un exemple en a été apporté, lors des émeutes du samedi 11 novembre : il a fallu appeler au secours des policiers d’Anvers… qui, pour une fois, n’étaient pas des « fascistes » à la solde de Bart De Wever !

Avec cette mauvaise foi qui fait tout son charme, Philippe Close s’est plaint dans la presse subsidiée du « manque de renfort policier fédéral depuis les attentats de Bruxelles » – naguère, il s’indignait de la présence de militaires dans les rues de Bruxelles, transformée, selon le PS, Ecolo et le CDH, en « ville assiégée ». Elle l’était, mais les politiciens faisaient semblant de ne pas le savoir, pour des raisons bassement électoralistes.

A New York (8.538.000 habitants – chiffres de 2016 – sur 789 km2), il y a UN Département de la police. Proportionnellement à la densité de population, les chiffres de la criminalité sont plus bas dans la métropole américaine que dans la capitale belge.

L’autre problème, c’est que les politiciens bruxellois ne connaissent rien des réalités bruxelloises. C’est embêtant, quand on doit diriger une ville et une région…

Les problèmes de Bruxelles, ce ne sont pas des manques de moyens et de personnels – la Belgique compte 800.000 fonctionnaires.

Les vrais problèmes : drogue, islamisation, enseignement…

Les vrais problèmes, ce sont les trafics, la drogue, le taux de chômage des jeunes, la présence de terroristes (en herbe, en activité ou en retour de Syrie et d’Irak), d’imams extrémistes, de bandes de cambrioleurs expérimentés, de passeurs d’hommes et de femmes, l’enseignement dégradé par l’incapable Faouzia Hariche, la Madame Casseroles des Cuisines bruxelloises, etc.

Une zone de police unique, à Bruxelles, permettrait de dépolitiser la hiérarchie policière et mettrait en avant des spécialistes (police scientifique, communication, entre autres).

C’est ce que propose le Parti Populaire.

Car la priorité de Mischaël Modrikamen est la sécurité du citoyen, grâce à l’efficacité des services de police. Ce souci passe par le choix des dirigeants de la police après des examens permettant de sélectionner les meilleurs. Ce qui permettra de revaloriser le métier de policier.

Ce n’est pas en alourdissant la charge de l’impôt pour les citoyens honnêtes que l’on changera quoi que ce soit. C’est cependant ce que proposent le PS, le MR, le CDH, Ecolo et DéFI. 

Rien que des solutions de bon sens, mais « oubliées » par les partis traditionnels qui pensent d’abord à occuper les places bien au chaud, en ne se souciant nullement de l’intérêt des citoyens.

Oui, il faut adopter la tolérance zéro. Mais dans la situation actuelle de parcellisation et la politisation des forces de police, on ne l’atteindra jamais. Seule une réforme en profondeur des mœurs politiques peut apporter des résultats dans l’immédiat et assurer une vie apaisée pour les habitants des grandes villes.

D.K.

Commentaires