Print Friendly, PDF & Email

Dans le domaine de l’agriculture, Denis Ducarme (MR) a démontré sa nullité. Mais sous sa casquette de ministre de l’Intégration sociale, son indifférence pour les citoyens belges malades atteint des sommets inacceptables. 

En effet, en réponse à une question parlementaire, Denis Ducarme (MR) a piteusement reconnu que les frais d’aide médicale aux illégaux s’élevaient à 62,5 millions d’euros pour la seule année 2017 (voir ici le bulletin des questions et réponses de la Chambre des Représentants et ici, le site du service fédéral pour l’Intégration sociale).

Une augmentation de 8 % par rapport à 2016. Entre 2012 et 2014 (gouvernement Di Rupo), ces frais médicaux atteignaient une somme moyenne déjà respectable de 44.446.654 euros par an.

La moyenne de 2015 à 2017 est de 57.547.414 euros, soit une augmentation de 30 % au regard de ce que dépensait le gouvernement Di Rupo. En d’autres termes, le MR fait pire que le PS !

Cette augmentation vertigineuse reflète une augmentation de nombre d’illégaux, année après année : de 18.247, en moyenne annuelle (gouvernement Di Rupo), on est passé à 21.553 sous le gouvernement Michel, soit une augmentation de 18,1 %.

Ces 62,5 millions (chiffre de 2017) en soins médicaux pour les illégaux sont autant de millions dont ne bénéficient pas les citoyens belges, toutes origines confondues. Ce scandale touche particulièrement les enfants atteints de maladies orphelines, les handicapés profonds, les seniors.

La loi de 22 février 1998 (publiée au Moniteur belge du 10 mars 1998) définit l’aide médicale urgente : il s’agit de « la dispensation immédiate de secours appropriés à toutes les personnes dont l’état de santé par suite d’un accident ou d’une maladie soudaine ou de la complication soudaine d’une maladie requiert une intervention urgente après un appel au système d’appel unifié par lequel sont assurés les secours, le transport et l’accueil dans un service hospitalier adéquat« . La faille dans la loi, c’est qu’elle ne donne aucune définition de l’urgence. Ce qui permet certains abus.

Pour ce qui concerne les illégaux, il ne s’agit pas de laisser une personne humaine sans soins, mais les soins « urgents » concernent trop souvent des traitements dits « de confort », comme l’orthodontie, si l’on en croit des témoignages recueillis à l’hôpital Saint-Pierre (Bruxelles)..

Cette injustice ne trouble ni le MR, ni le CNCD11.11.11, ni la Croix Rouge, ni le PS, ni les autres partis traditionnels, dont Ecolo et DéFI, plus préoccupés du bien-être des illégaux que de celui des citoyens qui ont cotisé toute leur vie afin de pouvoir se soigner dignement dans leurs vieux jours.

Il en résulte que les promesses du MR en faveur d’une politique plus stricte dans le domaine de l’immigration se révèlent des promesses électorales : sous le gouvernement Michel, le nombre d’illégaux a augmenté de 18,1 % Et ce sont les malades belges qui ont payé le prix de ce laxisme.

A.D.

Commentaires