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Ce n’est pas un titre qui vise à la sensation. Ce n’est pas une volonté d’affoler la population. Mais c’est bien une réalité. Le but actuel du gouvernement Michel, héritier des 30 années de gouvernements socialistes, c’est de reculer l’échéance jusqu’après les élections régionales de mai 2019. Et après, il n’y aura plus un sou pour payer les pensions. Les experts sont d’accord sur ce point. Voici pourquoi.

Notre système de pensions est basé sur la contribution de ceux qui travaillent. Les travailleurs, qui décèdent avant l’âge de la pension, « lèguent » en quelque sorte leurs cotisations aux autres. De toute manière, les cotisations à la sécurité sociale atterrissent dans un pot commun, réparti entre tous les bénéficiaires potentiels.

C’est dans ce domaine que les PS, CDH, DéFI, Ecolo et MR ont tout faux. Le dernier gouvernement Di Rupo a exclu, en 2012, des milliers de personnes du chômage – sans rien faire pour créer de nouveaux jobs. Ces gens ont le choix : se retrouver à la rue ou émarger aux caisses des CPAS. Or, le CPAS est à charge des communes, qui sont exsangues.

Récemment, Charles Michel triomphait : le nombre de demandeurs d’emplois n’avait jamais été aussi bas depuis 1981. Très bien, mais le premier ministre MR oubliait de préciser que les demandes d’aides aux CPAS avaient augmenté de 42 % en même temps ! On assiste donc à un transfert des bénéficiaires du chômage vers les CPAS. Or, ces derniers ne contribuent pas à la sécurité sociale. Autant de rentrées en moins dans le pot commun dont nous parlions plus haut.

Les salaires ne progressent plus : encore des contributions à la sécu en moins !

LES POLITIQUES DES PARTIS TRADITIONNELS ONT VIDE LES CAISSES, METTANT LES PENSIONS ET LA SECURITE SOCIALE EN DANGER DE MORT

Et la raison tabou qui fâche : par le fait du regroupement familial, la Belgique a accueilli beaucoup trop d’inactifs, qui cependant bénéficient de la sécurité sociale, sans y contribuer.La politique d’immigration des partis traditionnels a été littéralement criminelle. Elle a fait venir des personnes pour des boulots qui n’existaient plus (grands travaux publics, par exemple) et qui ne disposaient pas des qualifications pour satisfaire les demandes des métiers en manque de candidats. Cela apparaît dans la différence entre les offres d’emplois dans certains secteurs et… l’absence de candidats pour les occuper.

C’est bien pourquoi le PARTI POPULAIRE s’oppose aux initiatives telles que « commune hospitalière », car cela a un coût que nous avons de moins en moins les moyens de supporter. Cela n’a rien à voir avec un « repli sur soi », un « rejet de l’étranger », un « égoïsme xénophobe » et autres dogmes très en vogue chez les bobos bien pensants.

Il faut préciser que cette politique absurde des partis traditionnels s’est retournée d’abord contre les immigrés, auxquels on ne fournissait plus les jobs qu’on leur avait laissé entrevoir. On les entretient donc dans une précarité permanente, d’où ils ont peu d’espoir de sortir un jour. Et cela les met en concurrence avec la population belge d’origine, qui se voit refuser des emplois, notamment dans le secteur public, où les partis traditionnels jouent la carte de la « discrimination positive », pour des raisons purement électoralistes.

Les partis traditionnels créent donc des fractures dans la population, mais aussi des déficits dans la sécurité sociale.

Autre raison de la faillite de notre sécurité sociale : la politique molle à l’égard des entreprises. C’est très bien de diminuer leurs charges, mais à quoi cela peut bien leur servir si on n’améliore pas les conditions d’emplois ? Le gouvernement Michel a diminué les charges des entreprises, mais n’a pas osé s’attaquer aux baronnies, tels les syndicats, qui plombent le marché du travail et entament le pouvoir d’achat.

Donc, moins d’achats, moins de bénéfices pour les commerçants, moins d’impôts, moins de contributions à la sécurité sociale.

Et cela se traduit très clairement dans les chiffres. Le déficit de la sécurité sociale est passé de – 107 millions d’euros, en 2013, à – 1,3 milliard, en 2018 !

Personne ne sait comment combler ce gouffre, d’autant plus qu’il risque de se creuser à très court terme. Les solutions envisagées par les partis traditionnels : augmenter les impôts et/ou les prélèvements pour la sécurité sociale… alors que nous sommes le troisième peuple le plus taxé du monde occidental !

Ce n’est évidemment pas comme cela que nous résoudrons ce drame. Une manifeste Parti Populairepolitique innovante est désormais indispensable. Elle est proposée par le PARTI POPULAIRE dans son programme. Des propositions réalistes, réalisables, argumentées et chiffrées. Sans cela, en 2019 (après les élections), il n’y aura plus d’argent pour payer les pensions, rembourser les frais médicaux, etc. Joyeuses perspectives…

A.D.

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