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Un rêve brisé. Et que trouve-t-on au milieu des débris ? Une imposture. L’Histoire retiendra que l’énergie éolienne fut une des plus grandes mystifications des 20ème et 21ème siècles. Destructrices de paysages, productrices d’une électricité de plus en plus chère, cause d’un effondrement de la valeur des maisons dans leurs alentours, les éoliennes n’ont rien de durable, comme annoncé : leur durée de vie est courte – 20 ans maximum. En réalité, l’éolien ne profite qu’au big business, un des plus juteux de ces dernières années. Et soutenu par les Ecolos, ceux-là mêmes qui font mine de mépriser le big business !

Ne prenons qu’un exemple : la région de Huy-Waremme. Totalement défiguré par la folie des éoliennes, ce territoire est victime des dogmes et des diktats prétendument écologistes. Le prix à payer n’a pas fini d’être acquitté : les habitants peuvent s’attendre à des perturbations de tous ordres et à répétition.

Tant en Belgique qu’en France, le bilan des éoliennes est catastrophique : problèmes de production d’énergie, problèmes de stockage de l’énergie produite, problèmes météo (quand il n’y a pas de vent, quand il y en a trop).

Les habitants proches des parcs à éoliennes vous le confirmeront : la pollution sonore de ces engins provoque des troubles de sommeil, gâchent la paix des villages. Et comble pour ceux qui se proclament « amis de la nature » : les éoliennes causent des ravages chez les oiseaux et les chauve-souris, dont ils brisent les ailes, notamment au moment des grandes migrations.

L’échec prend son envol

Selon le professeur émérite Rémy Prud’homme (Université de Paris XII), l’énergie éolienne relève du mythe. Dans une interview accordée à France Culture, il n’y va pas par quatre souffles de vent : « Ce qui est un échec concernant les éoliennes, c’est la réalité par rapport aux rêves qui ont été développés et continuent d’être développés. L’idée (des Etats) est que l’avenir de l’électricité est dans les éoliennes et, à un degré moindre, dans le photovoltaïque. Des rapports officiels expliquent qu’on peut très bien aller jusqu’à 50%, voire 100%, de l’électricité avec ces énergies renouvelables intermittentes. En réalité, une éolienne fonctionne en moyenne un peu moins du quart des heures de l’année et à des heures que l’on ne connaît pas à l’avance et qu’on ne peut pas décider. On ne peut pas piloter l’électricité éolienne et dans une moindre mesure, photovoltaïque. »
A cheval sur le Condroz et la Hesbaye, la région de Huy-Waremme présentait un visage paisible et agréable à contempler. Amay, Fexhe-le-Haut-Clocher, Ouffet, Remicourt, Clavier, Wasseiges, Engis, Modave : autant d’appellations qui évoquent les pâturages, les cultures maraîchères, l’élevage et les industries lourdes (disparues ou en voie de disparition), ainsi que les artisanats de tradition.

Les éoliennes ont gâché tous ces patrimoines, provoquant parfois la colère des éleveurs, dont les cheptels vivent dans la crainte de ces gigantesques ventilateurs, bruyants et menaçant de se disloquer sous les caprices de la météo.

Un big business qui ne profite qu’à quelques-uns

Mais alors, qu’est-ce qui justifie les éoliennes et cet apparent engouement pour elles ?

Il y a, d’abord, la propagande écologistes, qui nous a fait prendre les éoliennes pour des moulins à vent. Sauf qu’on a « oublié » les inconvénients des moulins d’autrefois. Sans le vent, leurs ailes ne tournaient pas et la farine n’était pas moulue ! Il en va de même avec les éoliennes – pas de vent, pas d’électricité à stocker. Retour au discours du professeur Prud’homme, auteur du livre « Mythe des énergies renouvelables » (Editions de l’Artilleur) : « Avec l’éolien, on essaie de nous vendre ces énergies comme bucoliques, mais la réalité n’est pas celle-là : c’est celle de l’un des plus gros « big business » de l’humanité actuellement… »

Mais un business qui ne profite pas à tout le monde. Lorsqu’ils lancèrent la grande tromperie des éoliennes, le gouvernement et certains industriels promettaient la création de milliers d’emplois. On est loin du compte ! Les grands producteurs d’éoliennes sont américains, et la Belgique a tout juste le droit de sous-traiter !
La construction locale d’éoliennes pour un territoire aussi exigu que la Belgique est ruineuse et n’atteindra jamais l’équilibre financier. Une industrie éolienne belge devrait donc s’exporter. Mais là, elle entre en concurrence avec les géants américains (et même chinois) qui pratiquent des prix éliminant toute concurrence.

Le parti Ecolo a été complice du big business soi-disant écologiste. Il a préparé les esprits à accepter une mystification monumentale, contre les intérêts des citoyens, qui paieront leur électricité « à vent » plus cher que l’actuelle. De son côté, le Parti Populaire s’oppose à ces énergies dites « renouvelables », mais qui ne font que renouveler les bénéfices de sociétés commerciales « dans le vent ».

L’éolien, c’était bien une arnaque. A Huy-Waremme, ils en savent quelque chose…

F. Molnar

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