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Depuis 2002, une législation européenne, impose aux 28 pays de l’Union Européenne de prévoir des sanctions pénales à l’encontre des personnes qui « facilitent l’entrée, le transit et le séjour irréguliers » de migrants.

Depuis ce jeudi 5 juillet 2018, le parlement européen a voulu adopter un « principe de fraternité« .

En langage clair, cela signifie que les pays européens sont invités à exploiter au maximum le flou de la législation de 2002. En effet, les législateurs de l’époque ont prévu une exception: pas de poursuite en cas d’actions « humanitaires ». Qu’entend-on par là ? Grand silence…

Dans leur résolution (qui n’a pas force de loi), les parlementaires européens veulent « garantir que des individus et des organisations de la société civile qui aident des migrants pour des raisons humanitaires ne soient pas poursuivis » (extrait du communiqué de presse).

On n’en sait toujours pas plus sur le sens à donner à l’adjectif « humanitaire ». Mais nous supposons que, dans leur immense sagesse, les parlementaires européens ont leur idée là-dessus.

INVITONS LES EURODEPUTES A FAIRE CE QU’ILS CONSEILLENT AUX SIMPLES CITOYENS.

En attendant, avant que le citoyen lambda soit éclairé, nous lui proposons d’orienter d’éventuels migrants vers les parlementaires belges siégeant à l’Europe.

Les voici, tels que repris par le site officiel du Parlement européen :

Claude Rolin (CDH), Marie Arena (PS), Hugues Bayet (PS), Marc Tarabella (PS), Gérard Deprez (MR), Louis Michel (MR), Frédérique Ries (MR), Philippe Lamberts

(Ecolo), Pascal Arimont (CSP – communauté germanophone), Ivo Belet (CD&V), Tom Vandenkendelaere (CD&V), Kathleen Van Brempt (SP.A), Lieve Wierinck (OpenVLD), Hilde Vautmans (OpenVLD), Guy Verhofstadt (OpenVLD), Bart Staes (Groen), Sander Loones (N-VA), Helga Stevens (N-VA), Anneleen Van Bossuyt (N-VA) et Mark Demesmaeker (N-VA).

Ces grands donneurs de leçons « fraternelles » et « humanitaires » ne peuvent qu’ouvrir les portes de leurs domiciles aux migrants, puisqu’ils le conseillent au simple citoyen, nettement moins bien rémunérés (salaire brut d’un eurodéputé, y compris les indemnités pour frais généraux : 12.826 – source Droits-finances).

Vous pouvez trouver les adresses personnelles de ces parlementaires sur le site officiel du Parlement européen et parfois sur Wikipedia. A raison de 10 « migrants » par euro-député belge, cela fait 200 « migrants » casés. Reste à voir si c’est pour des raisons humanitaires…

A.D.

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