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Un document fuité de la police fédérale portant la référence « TERRO » (comme « terrorisme ») révèle que l’homme au couteau était accompagné, tenait un Coran et aurait crié « Allah ! ». Pourtant, les autorités ont répété dans les médias que l’inculpé ne présentait « aucun signe de radicalisation ». Les autorités auraient-elles caché aux yeux de l’opinion publique une tentative d’attentat terroriste ?

Le mardi 23 janvier, le soir, la police des chemins de fer a ouvert le feu sur un homme armé d’un couteau dans la gare de Gand-Saint-Pierre. D’après les informations communiquées dans la presse, des images de vidéosurveillance montrent l’individu assaillant la patrouille de police. L’homme de 28 ans, d’origine afghane, a survécu au coup de feu et est inculpé de tentative de meurtre et possession d’armes.

Le jour même, une note interne de la police fédérale, diffusée dans tous ses services et portant la mention « TERRO » (comme « terrorisme »), révèle des éléments gardés sous silence par les autorités : l’homme au couteau tenait un Coran dans l’autre main et des témoins l’auraient entendu crier le nom d’Allah. Deux individus l’accompagnaient, qui auraient ensuite été auditionnés.

Le lendemain, les autorités affirment pourtant dans la presse que l’inculpé ne présente aucun signe de radicalisation et que les motifs de son geste restent obscurs. Aucune mention n’est faite du Coran, du « Allah » crié ou des deux individus qui l’accompagnaient. Les autorités n’écartent pas la piste terroriste avant d’avoir fait une évaluation psychologique plus poussée, mais insistent fortement sur les « problèmes d’ordre psychique » de l’agresseur. On souligne même les efforts d’intégration du jeune Afghan.

Ainsi, dans Le Soir du 24 janvier 2018 :

Dans La Libre Belgique :

Dans La DH :

Dans le Metro du 25 janvier :

Dans La Province (SudPresse) du 29 janvier :

Nous sommes en droit de nous demander si les autorités, qui avaient baissé le niveau de menace terroriste la veille de l’attaque, n’ont pas délibérément omis de dire toute la vérité sur cette affaire.

Rassurer la population est louable, mais ça ne devrait pas se faire au prix d’un mensonge. C’est pour ça – pour rétablir la vérité – que Le Peuple existe.

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