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Faouzia Hariche est échevine de l’enseignement à la ville de Bruxelles. A ce titre, elle devait prononcer un discours lors de l’inauguration d’un « pavé de la mémoire », en l’honneur d’une enseignante de latin-grec, Madeleine Sulzberger-Level, arrêtée par la Gestapo, en 1944, et gazée à Auschwitz. Le pavé a été posé devant le lycée Emile Jacqmain, où la malheureuse exerça son noble métier. Le jour dit, Faouzia Hariche brilla par son absence. Elle ne prit même pas la peine d’envoyer un représentant. Et, une nouvelle fois, elle s’embrouille dans ses mensonges.

Comme le fit remarquer Eric Deguide, préfet honoraire du lycée Jacqmain, dans la DH : « Ce n’est peut-être pas sa zone électorale, mais la moindre des choses aurait été d’envoyer un représentant de la Ville pour un événement aussi important !« . Aussitôt, Hariche monta sur ses grands chevaux. Et, fidèle à son habitude, elle mentit ou, plus exactement, tordit le cou à la vérité.

Elle prétexta un collège des échevins de Bruxelles pour justifier son absence. Et elle prétendit qu’elle avait prévenu la direction du lycée. Comme si cela justifiait l’absence totale des autorités de la ville !

Ce n’est pas la première fois que Faouzia Hariche se perd dans des explications alambiquées, à caractère mensonger. 

Les explications alambiquées, Faouzia Hariche connaît. Prise en flagrant délit d’incompétence à propos de la surveillance d’un djihadiste à l’institut Funck-Anneessens, elle chargea le directeur de cette école et exigea son renvoi. En appel, le tribunal donna entièrement raison au directeur. Et ce, malgré le fait que Hariche était défendue par Marc Uyttendaele, la bénédiction des socialistes en délicatesse avec la justice. Au passage, signalons que, même si elle perd ses procès, Faouzia Hariche (ou tout politicien) est couvert par une assurance, et les frais sont pris en charge par… le contribuable !

Mme Hariche est aussi sous la loupe de la Justice dans l’affaire des Cuisines bruxelloises où, comme pour Publifin et le Samusocial, il est question d’émoluments énormes pour des réunions qui duraient quelques dizaines de minutes…

Mais, au vrai, Mme Hariche est une femme très occupée. Elle dispose de 18 mandats, dont 5 rémunérés. Une liste impressionnante :

Echevine (101.019,89 euros bruts par an)
Présidente du Conseil d’Administration d’Iris (19.808,28 euros bruts par an)
Cuisines bruxelloises (19.808,28 euros bruts par an)
Membre du bureau Iris CHU Bruxelles (1.845,87 euros par an)
Administratrice déléguée de Brulabo (par un accès de pudeur, elle ne communique combien lui rapporte cette fonction)

Si notre calculette ne nous trompe pas, cela fait 172.194,56 euros de revenus annuels (14.349,55 euros par mois) – une misère…

Or, le maximum que peut engranger un élu ou une élue est 179.926,80 euros. Il se fait que, sans le moindre appel à candidats (ne serait-ce que sur base de la compétence, par exemple), Faouzia Hariche a pris la place d’Yvan Mayeur, à la tête du conseil de Vivaqua. Il se dit qu’elle exercerait cette fonction à titre gracieux, forcée et contrainte par ces bêtes règles de bonne gouvernance.

Cette avalanche de responsabilités force l’admiration. Ce qui n’excuse pas l’absence de l’échevine à l’inauguration du pavé en mémoire de Madeleine Sulzberger-Level. Mme Hariche ferait bien de se rendre compte que c’est grâce à des professeurs de qualité que la Belgique a su se mobiliser et triompher de la peste nazie – alliée, il est vrai, à la mouvance musulmane, via le grand mufti de Jérusalem, grand oncle de Tariq Ramadan que Mme Hariche présentait naguère comme un « expert ».

Faouzia Hariche est échevine de l’enseignement bruxellois depuis 12 ans. Elle n’a jamais fait l’effort d’apprendre le néerlandais, alors que la ville de Bruxelles chapeaute des écoles néerlandophones.

Sans l’action héroïque et, très souvent, le sacrifice d’hommes et de femmes aux idéaux supérieurs, nous n’aurions jamais pu bâtir une société accueillante à tous et donner leur chance à tous, quelle que soit l’origine. Faouzia Hariche est de celles-là. Raison de plus pour s’indigner de son absence ignoble à la célébration de la mémoire d’une femme exceptionnelle, Madeleine Sulzberger-Level.

Comme le préconise le PARTI POPULAIRE, une « carrière » politique ne devrait pas dépasser deux mandats. Le temps est venu de remplacer la vieille garde et d’insuffler du sang neuf dans cette ville de Bruxelles, que Mme Hariche et ses camarades socialistes ont contribué à démolir.

F.M.

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