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Ils nous annonçaient le changement, la bonne gouvernance, une « autre politique ». Des gogos les ont cru. Ils s’en mordent les doigts. Exemple emblématique à la Ville de Bruxelles. 

Ces dernières années, la Ville de Bruxelles s’est illustrée principalement par des scandales (Samusocial, Gial, Neo) et des abus de pouvoir (le piétonnier, la désertification du centre-ville, etc).

A la tête de la ville, une coalition PS/MR. Ce dernier parti a payé la note de cette politique que ses élus n’ont jamais voulu désavouer publiquement par simple désir d’occuper le pouvoir. C’était sans compter l’avis des électeurs, notamment les classes moyennes et les petits commerces belges. Et n’oublions pas les petites trahisons internes : le porte-parole d’Alain Courtois gavait la presse d’échos plus ou moins mensongers, mais vraiment dénigrants, sur son patron !

1. LA FOIRE AUX MENSONGES DU PS. Les élections communales d’octobre 2018 ont rebattu les cartes. Le PS (17 sièges) a choisi ses partenaires : Ecolo (9 sièges) et Change.Brussels (1 siège). Soudain, Close s’est senti des affinités avec DéFI, auxquels il a offert 3 sièges dans la majorité.

Les analystes y ont vu une manoeuvre pour empêcher Close de tomber dans le piège de ses propres magouilles. En effet, afin de capter le vote maghrébin et allochtone, le PS bruxellois a farci sa liste de personnes issues de l’immigration. Leur vote acquis, Close s’est soudainement aperçu qu’il y avait « incompatibilité entre les professions et les mandats » de trois de ses élus (voir ici). Comme s’il ne le savait pas AVANT les élections, ne serait-ce qu’au travers des demandes de renseignements sur les candidats.

Un mensonge de plus… Il s’agissait, selon une élue maghrébine (Faouzia Hariche, selon certains), de « blanchir » un conseil communal un peu trop « basané ». L’argument d’incompatibilité ne tient pas, puisque le numéro 2 de la liste Close, Mohamed Ouriaghli, engoncé dans le scandale Gial et dans d’autres magouilles (sa proximité avec certains promoteurs immobiliers), n’est même pas inquiété !

2. FAIRE TAIRE LES VOIX DISSIDENTES. En réalité, le calcul est tout autre. Sans ses électeurs maghrébins et africains subsaharienne, qu’il a éhontément courtisés, Close n’est plus rien.

Ce qui l’importe, c’est de museler toute opposition à ses projets (le saccage du Heysel par le projet Neo) et toute poursuite des investigations à propos des scandales que le PS a multipliés (Samusocial, Gial, Cuisines bruxelloises, etc).

Il fallait donc embarquer Ecolo et DéFI dans la galère.

3. LES PREUVES QUE DEFI ET ECOLO ONT TRAHI LES ELECTEURS. Le scandale Samusocial a été révélé par un élu Ecolo, Alain Maton. Le parti s’est drapé dans une vertueuse indignation et a même « exigé », dans une lettre ouverte datée de juin 2017, une commission d’enquête destinée à tirer au clair les responsabilités dans le scandale.

On sait ce qu’il advient des « commissions d’enquête » se transformant volontiers en enterrement de première classe (reportage ici).

DéFI n’a pas voulu rester en retrait et a déplacé beaucoup de vent, notamment dans une intervention de Michel Colson (3 juin 2017 – reportage ici). Ce n’était qu’un sinistre cinéma de la part d’un parti dans l’opposition… qui s’est empressé de renier ses propos pour rejoindre la majorité, chargée d’étouffer l’affaire du Samusocial.

L’affaire du Gial a, elle aussi, échauffé les esprits (rémunérations insensées de copains socialistes, mettant en cause le PS Ouriaghli). Encore une fois, Ecolo a joué les Mères-la-Vertu (voir ici), suivi par DéFI (voir ici).

4. LES MANIGANCES POUR IMPOSER LE PROJET NEO. La grande affaire des prochaines années est la réussite du projet insensé Neo. Nous avons déjà dénoncé les pratiques mafieuses de Philippe Close pour faire profiter les copains des avantages de cette insulte au bon sens des citoyens bruxellois (voir notre article et les références ici).

Même les photos de présentation étaient mensongères : elles présentaient en avant-plan la flèche du génie civil, détruite de longue date !

Ecolo avait relayé l’opposition des riverains à ce projet anti-démocratique (reportage de la RTBF). Les mêmes Ecolo fustigeaient les problèmes de gestion (voir ici). Et DéFI alertait ses membres (et ses futurs électeurs) sur l’odeur de soufre dégagée par le projet Neo (voir ici). Tout est oublié. Ecolo et DéFI appuient aujourd’hui les projets qu’ils condamnaient et gomment leurs exigences pour une meilleure gouvernance.

Par ses manoeuvres, proprement racistes en ce qui concerne les élus maghrébins écartés du conseil communal, Close a réussi son coup. Tous les soi-disant opposants à ses projets sont désormais dans son camp.

On attend les grandes indignations d’Ecolo à propos du volet anti-écologique de Neo et celles de DéFI concernant la mauvaise gouvernance à la ville de Bruxelles. Voeu pieux, puisqu’il s’agissait en premier lieu d’occuper des postes bien rémunérés (avec tous les avantages attenant). Et tant pis pour ce bas peuple dont ni le PS, ni DéFI, ni Ecolo ne tiennent aucun compte. Au nom de la démoctrtaie, évidemment, et contre les « populistes », cela va de soi. 

D.K.

 

 

 

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